Coupe du Monde-Italie_Prandelli_Nous_n'avons_pas_peur

Contre l'Angleterre, ce samedi (0h00 HF) à Manaus, dans un lieu à part et dans des conditions extrêmes, la Nazionale ne veut pas manquer son entrée. «Nous savons qu'il faudra souffrir et se battre», a prévenu le sélectionneur transalpin Cesare Prandelli.










Il était près de 21h00, vendredi soir à Manaus (1h00 samedi en France), quand Cesare Prandelli a entamé sa première conférence de presse d’avant match, mais il n’était pas encore temps de couper la climatisation. Arrivés dans l'après-midi dans cette ville à part, au milieu de l’Amazonie, les Italiens ont découvert in situ les conditions extrêmes qu’ils retrouveront, ce samedi soir (18h00, 0h00 en France) pour leur entrée dans la compétition, dans un choc déjà décisif contre l’Angleterre. Il fera chaud et humide, mais pas assez pour altérer la confiance du sélectionneur italien, résolument positif. «En Coupe du monde, tu ne peux pas gagner un match parce que tu as l’histoire pour toi, a-t-il attaqué d’emblée. Mais nous devons être optimistes, parce que nous avons travaillé sérieusement. Mon équipe sait ce qu’elle doit faire sur le terrain.»

Un terrain qui a justement attisé la polémique, ces derniers jours, devant le constat inquiétant d’une pelouse jaunie par endroits et très abîmée. «On nous avait décrit un terrain catastrophique, mais nous l’avons trouvé en très bon état», balayé le sélectionneur italien, à l’issue d’une séance d’entraînement terminée à huis clos. Pas question, évidemment, de dévoiler son équipe aux Anglais, et le doute subsiste jusque dans le but. Après avoir senti sa cheville tourner, Gianluigi Buffon a en effet écourté la séance et a rejoint le vestiaire en boitillant. Mais la situation n’alertait pas son entraîneur, qui compte sur son capitaine, ce samedi soir.
«Notre force, c'est d'être une équipe»

Victorieuse de l’Angleterre il y a deux ans en quart de finale de l’Euro, l’Italie se méfie quand même : «C’est une Angleterre différente, qui a évolué dans son jeu et qui a beaucoup de talent en attaque.» Assez pour surprendre des Italiens qui miseront sur leurs deux meneurs de jeu, Pirlo et Verratti, associés au milieu ? «Nous avons préparé ce match pour le gagner. Nous savons qu’il faudra souffrir et se battre, mais nous n’avons pas bpeur. Notre force, c’est d’être une équipe.» Et une équipe qui possède Andrea Pirlo, aussi : «Il a un état d’esprit exemplaire, saluait son entraîneur. Quand un joueur qui compte plus de 100 sélections montre un tel enthousiasme…» Pendant l’entraînement, Prandelli a réuni ses joueurs pour un petit discours, alors que l’Espagne venait de se faire corriger par les Pays-Bas. «Je leur ai dit de rester dans le match quoiqu’il arrive. Un petit détail peut changer le scénario. On l’a vu avec l’Espagne. Il y a plusieurs matches dans un même match. Il faudra toujours rester concentré.» Et penser à s’hydrater un peu, aussi.