En moyenne, les grands patrons français perçoivent une rémunération inférieure de 30% à celle de leurs alter ego européens.


On se souvient de l'emballement médiatique suscité par la retraite-chapeau de Philippe Varin, l'ex-patron de PSA, en novembre dernier… Et pourtant, les patrons français sont loin d'être les mieux lotis! La rémunération des dirigeants des grands groupes français du CAC 40 se situe en effet dans le bas de la moyenne européenne, selon une étude du cabinet de conseil Towers Watson publiée jeudi. En moyenne, les grands patrons français perçoivent une rémunération inférieure de 30% à celle de leurs alter ego européens, qui ressort à 5,5 millions.
Ainsi, la médiane de la rémunération globale directe (comprenant salaire de base, bonus, intéressement à long terme) des dirigeants des groupes français est de 4 millions contre 6,1 au Royaume-Uni ou 6,2 en Allemagne ou encore 6,9 en Suisse. «Seuls les pays nordiques se trouvent derrière la France avec une valeur médiane de 1,9 million d'euros», souligne l'étude de Towers Watson, qui a comparé les 100 plus grandes capitalisations boursières (Eurotop 100), dont les 15 premières entreprises du CAC 40.


«Say on pay»

D'ailleurs, les actionnaires le savent bien et n'ont pas hésité à voter massivement (91% en moyenne) les hausses de rémunérations des dirigeants français lors des assemblées générales en 2014, pour l'entrée en vigueur du «say on pay».
Cette nouvelle réglementation, qui consiste à soumettre au vote des actionnaires la rémunération des dirigeants d'entreprise, a été introduite cette année en France. Une pratique déjà bien ancrée dans les mœurs des pays anglo-saxons!

le figaro