L’Iran « luttera contre la violence et le terrorisme » en Irak

L’Iran « luttera contre la violence et le terrorisme » des rebelles jihadistes sunnites qui ont lancé une offensive dans le nord-ouest de l’Irak, a affirmé jeudi le président iranien Hassan Rohani. M. Rohani n’a pas donné de détail sur les actions que pourrait entreprendre l’Iran chiite pour soutenir son voisin irakien alors que le groupe jihadiste l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a appelé ses insurgés à « marcher sur Bagdad ».
Les rebelles « se considèrent comme des musulmans et appellent leur combat la guerre sainte », a affirmé le président iranien lors d’un discours retransmis à la télévision d’Etat, dénonçant les « actes sauvages » contre la population perpétrés par « un groupe extrémiste et terroriste ». « Pour notre part, le gouvernement luttera contre la violence, l’extrémisme et le terrorisme dans la région et dans le monde », a assuré Hassan Rohani, qui devait présider une réunion du Conseil suprême de sécurité nationale, organe chargé de déterminer les politiques de défense et de sécurité de la République islamique.
Mercredi, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, avait condamné « les assassinats de citoyens irakiens » et apporté le soutien de l’Iran « au gouvernement et au peuple irakiens pour lutter contre le terrorisme ». L’Iran a renforcé ces dernières années ses relations politiques et économiques avec son voisin irakien dirigé par des alliés chiites.
Le Parlement irakien devait se réunir en milieu de journée pour décréter, à l’appel du gouvernement de Nouri al-Maliki, l’état d’urgence dans le pays, plongé dans la tourmente depuis la prise par les rebelles sunnites mardi de la deuxième ville du pays, Mossoul, de sa province, Ninive, et de régions des provinces voisines de Kirkouk et Salaheddine.
Face à cette offensive d’envergure et l’impuissance de l’armée à la contenir, Washington a promis d’aider militairement l’Irak alors que le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à huis clos jeudi. (Agences)

algerie1

A l'entrée de Samarra, combats entre insurgés et forces de sécurité
Des combats opposaient les forces de sécurité irakiennes aux insurgés à l'entrée nord-ouest de la ville de Samarra, selon la police. Mais, à l'issue d'affrontements et de raids aériens, les forces irakiennes ont empêché les insurgés d'entrer dans la ville, ont rapporté des témoins.

Samarra abrite un mausolée chiite qui avait été la cible d'une attaque en février 2006, déclenchant un conflit entre sunnites et chiites qui a fait des dizaines de milliers de morts jusqu'en 2008, en pleine présence des troupes américaines. La ville se situe à tout juste 110 kilomètres au nord de Bagdad, sur l'autoroute la reliant à Mossoul.
lebabi (le monde)