La politique agricole commune a été conçue puis a évolué sur un modèle digne des plus belles années de l'union soviétique. Sa complexité est telle que les agriculteurs ne parviennent plus à s'y retrouver dans le dédale des réglementations et des contraintes. La Coordination Rurale souligne ces incohérences et demande à ce que soit communiqué le coût de cette gestion chaotique.
Des incohérences grotesques

Entre les superficies cadastrales des parcelles achetées par les agriculteurs, celles sur lesquelles ils paient les taxes foncières et celles qu'ils doivent déclarer au titre de la PAC, il n'y a plus de concordance.

Alors que la France s'est appuyée sur son cadastre, Bruxelles quant à elle utilise les satellites pour déterminer les superficies à la source des aides ! C'est d'ailleurs sur cette différence qui est largement au détriment des agriculteurs que la France est menacée de reverser des pénalités exorbitantes (1,8 milliard d'euros !) à la Commission.
Combien ça nous coûte ?

La CR demande sans succès depuis des années à connaître le coût consolidé de la gestion de cette politique agricole commune inefficace et accompagnée de contrôles européens et nationaux en tous sens.

Le minimum en effet lorsqu'est mise en place une politique serait de connaître combien elle coûte pour fonctionner.
Un peu de bon sens !

Comme la CR n'a jamais cessé de l'affirmer, il est temps de revenir au pragmatisme et d'abandonner toutes ces contraintes coûteuses. La PAC doit être réformée pour gérer et organiser les productions et les marchés agricoles afin de permettre aux agriculteurs de vivre de leur production et non pas d'aides qui vont finir par coûter plus cher à verser qu'elles ne rapporteront aux agriculteurs.

Alors que la France et les autres pays de l'UE se débattent dans les difficultés budgétaires il n'est plus acceptable de continuer cette gabegie. Ce doit être une priorité du nouveau parlement européen et de la Commission qu'il va bientôt nommer.

éco matin