Ce jeudi soir, débute officiellement la Coupe du monde de football. Si l'on appliquait les critères économiques sélectionnés par La Tribune aux 32 pays qualifiés pour le Brésil, qui serait le gagnant du Mondial 2014 ? L'Australie.

Ce serait donc l'Australie qui, si l'on applique les critères économiques choisis par La Tribune, remporterait cette Coupe du monde 2014. Sans doute le football accordera-t-il un autre verdict et sans doute le choix des critères, autant que la méthode de comparaison de seulement six performances est-il très contestable. La Suisse et la Corée du Sud, qui ont fait match nul devant l'Australie et qui n'ont perdu que parce que leurs économies sont plus petites que celle du pays-continent, pouvaient également prétendre au succès. Mais tout classement est injuste. Comme souvent le football, du reste.

L'Australie l'a donc emporté, en grande partie en raison de son faible endettement, d'une croissance équilibrée et d'une richesse importante. Certes, le pays est en phase de décélération, mais il touche là les dividendes de quelque vingt ans de croissance, alimentée en partie, mais pas seulement, par les matières premières. La Suisse, finaliste malheureuse, a sans doute perdu en raison de son inflation négative, conséquence en partie du franc fort...

La France, éliminée dès le premier tour
Parmi les autres enseignements de cette « Coupe du monde économique », on remarquera le bon comportement des pays africains, signe de l'émergence de ce continent : la Côte d'Ivoire est parvenue en demi-finale, le Cameroun et le Nigeria, en quart. Le faible endettement, la forte croissance et la décélération de l'inflation dans ces pays ont certainement soutenu leurs performances.

On notera également la performance « moyenne » des grandes économies comme les États-Unis et le Japon et le mauvais comportement de certains grands émergents, notamment le Brésil, éliminé sans gloire dès le premier tour « économique ».

Pour finir, on observera que les pays de la zone euro ont fait bien piètre figure. Seule l'Allemagne s'est qualifiée pour le second tour pour être éliminée par la Corée du Sud en huitième de finale, en partie en raison de son taux d'endettement élevé ! La France, elle, est éliminée sans gloire dès le premier tour après deux défaites contre la Suisse et l'Équateur et un match nul contre le Honduras. Espérons pour les Bleus que leurs résultats seront plus brillants que ceux de l'économie nationale

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