Passivit et laxisme des pouvoirs publics en Algrie

Cest lt. Les risques dintoxication alimentaire augmentent durant cette saison.

Le non-respect de la chane de froid et le comportement de certains commerants sans scrupule mettent en danger la vie des citoyens. LAssociation de protection et orientation du consommateur et de son environnement (Apoce) tire la sonnette dalarme.

Des vies humaines sont en danger. Limpunit rgne. La lutte la plus efficace est dintensifier les contrles en amont et en aval, souligne le prsident de lassociation, Mustapha Zebdi. Intervenant hier Alger, lors dune confrence de presse organise par lUnion gnrale des commerants et artisans algriens (UGCCA), M. Zebdi ny va pas par 4 chemins pour dnoncer le laxisme des pouvoirs publics.

Il existe des commerants qui trichent sur la date du produit et dautres qui utilisent des substances pour faire croire que la viande est frache. Mais lorsquils sont dmasqus, les lus communaux, pour des considrations politiciennes, ne sanctionnent pas. Au pire, le local est ferm durant deux semaines, puis il est rouvert, expose, titre dexemple, M. Zebdi. Et de sinterroger : O est lEtat, o sont les services qui ne doivent aucunement tolrer ce genre de pratiques ? O sont les directions du commerce. Il faut savoir que cette passivit engendre mort dhomme.

Mustapha Zebdi prconise le transfert des services dhygine dautres dpartements. Ils ne peuvent continuer tre chapeauts par la commune pour des considrations lectorales, explique-t-il. Dautre part, le prsident de lApoce affirme quil y a plus dangereux que les intoxications alimentaires, entre autres, les produits chimiques utiliss dans lagroalimentaire, des OGM et aussi des emballages qui ne rpondent pas aux normes. Selon lui, il faut lutter contre la mauvaise hygine la source pour pouvoir liminer les risques dintoxication successivement.

Mustapha Zebdi ne cache pas son amertume. Nous avons sollicit plusieurs fois les directions de commerce pour raliser des analyses sur des produits. Mais chaque fois, cest la passivit qui prime. Donc, nous avons opt pour dautres formules plus radicales. Nous saisissons loprateur et nous exigeons de lui de retirer du march un article, sinon, nous le dnonons publiquement. Cest du chantage, mais nous navons pas le(dautre) choix. Nous sommes prts utiliser tous les raccourcis pour sauver la vie des consommateurs, dit-il.

Bsikri Mehdi -El Watan