La distribution de l’eau potable dans certains villages de plusieurs communes de la wilaya de Tizi-Ouzou bute, à ce jour, contre l’irrégularité. Qu’elles soient du versant sud ou nord de la wilaya, plusieurs centaines de familles éprouvent des difficultés à étancher leur soif, notamment en période estivale.

Alors que le taux de raccordement aux réseaux de distribution a enregistré un bond remarquable, 98,9% de couverture, les villageois de plusieurs localités de la wilaya de Tizi-Ouzou demeurent mal servis en eau potable.

Une réalité que reconnaît d’ailleurs le directeur de wilaya des ressource en eau, Rachid Hameg, qui a avoué, hier, que le taux de satisfaction reste insuffisant en dépit des efforts que sa direction et celle de l’Algérienne des eaux fournissent afin d’achever les programmes de raccordement et de distribution. Dans la daïra de Draâ-El-Mizan, ce sont les villageois de Mâamar qui souffrent du manque flagrant en eau potable, puisqu’ils ne sont servis qu’une fois tous les 15 jours « en raison de la faiblesse du débit », nous a indiqué notre correspondant sur place.

Cette situation s’est aggravée, depuis que les trois villages situés en aval de Mâamar ont été raccordés à la conduite principale qui sert aussi ce village. « Ce n’est aucunement par manque de ressource que ce genre de problèmes subsiste à ce jour », nous a indiqué M. Hameg. Celui-ci déplore, de son côté, la vétusté de plusieurs réseaux de distribution pour lesquels « le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a pourtant accordé, en juillet dernier, une dotation spéciale de près de 2 milliards de dinars pour rénover tous les réseaux de distribution vétustes, dans toutes les communes de la wilaya », a encore indiqué le directeur des ressources en eau de Tizi-Ouzou.

Malgré cela, notre correspondant à Draâ El-Mizan nous a confirmé que trois villages du versant ouest d’Aït-Yahia Moussa peinent à étancher leur soif « en dépit de la réalisation du projet de raccordement à partir du oued Bougdoura, dans la localité de Draâ-Ben-Khedda, pour une somme de 26 milliards de centimes ». Notre interlocuteur a par ailleurs relevé plusieurs points d’éclatement du conduit principal, bien que celui-ci soit nouvellement réalisé. Dans le versant nord, comprenant entre autre les communes de Makouda, Tigzirt et Boudjima, la situation, « même si elle s’améliore, reste contraignante pour plusieurs villages », selon les propos du maire de Makouda, Ahcene Acem. Dans cette commune, le maire dira que « le plus grand problème qui subsiste pour le village de Tala Bouzrou, est que l’adduction au réseau de distributions d’eau n’est toujours pas réalisée ».

Le maire reconnait néanmoins que « des efforts sont faits par la direction de wilaya des ressources en eau et par celle de l’Algérienne des eaux, qui ont pris en charge le projet devant alimenter la commune à raison de 7000 m3/jour, dès que tous les projets seront achevés ».M. Acen a également tenu à soulever le retard dans l’adduction du village Icharïouen « même si l’entreprise devant le faire a été retenue », précisera-t-il. Il ajoutera que le retard devra persister encore jusqu’à la réalisation du réservoir de 1000 m3 et d’un autre de 800 m3, qui, une fois finalisés banniront totalement et définitivement le problème d’alimentation en au potable de l’ensemble des villages de la commune ». Rachid Hameg, que nous avons joint, hier, par téléphone, a toutefois tenté de rassurer : « dès que seront faites les études pour la réfection totale de tous les réseaux de distributions des villages en souffrance, réclamées aux maires des 67 communes de Tizi-Ouzou, on n’entendra plus parler du problème d’eau potable, car là, la ressource sera garantie à 100% dans la wilaya de Tizi-Ouzou »

. M. Hameg a tenu à préciser que le lancement des travaux qui suivront ces études réclamées aux maires, « devraient soit être réalisés dans le programme de l’année en cours, soit être réinscrits dans le plan quinquennal 2015/2019 ».

M.A.T- La Dépêche de Kabylie