Rien ne change. Désagréable impression d’avoir déjà vu et entendu pareil gouvernement présenter un tel programme d’action. Les mêmes mots, les mêmes intentions, au pays de la rente pétrolière tout en jurant la main sur le cœur que tout est fait pour développer le secteur non énergétique.
En réalité, l’Algérie, avec ce programme de gouvernement, continue de se tenir à l’écart du monde tel qu’il va.

Ainsi, à l’ère de la 3G à l’algérienne, pas un mot prononcé sur le numérique et sur les nouvelles technologies. Ce secteur qui permet à tant de pays de s’élever est le grand absent de ce plan qui témoigne de l’âge de dirigeants incapables de prendre part à la bataille mondiale qui se joue autour du numérique.

Le gouvernement continue d’adopter une vision conventionnelle de l’économie alors que le numérique participe aujourd’hui pour 20% du PIB américain, par exemple. Des pays africains comme le Kenya par exemple ont, eux, bien senti qu’il y avait là un gisement de développement à bon compte, favorable pour toute une population.

L’Algérie aurait pourtant tous les moyens de jouer un rôle à son échelle, mais on voit bien que les intentions gouvernementales ignorent dramatiquement cet aspect. Il s’agit là d’un programme de gouvernement avec un siècle de retard; un programme pour le XXe siècle en 2014.

La diaspora algérienne à l’étranger pourrait aider l’Algérie dans les nouvelles technologies, de nombreux experts et techniciens d’origine algérienne pourraient investir ces secteurs si le gouvernement venait, un jour, à s’intéresser à ce qui fait bouger la planète partout dans le monde.

Mais au lieu de cela, le gouvernement préfère s’adresser à l’aile « assistée » de cette diaspora en lui promettant crédits Ansej et logements aidés. Quelle ambition !

En réalité, le gouvernement continue à regarder l’économie à travers le prisme de la rente pétrolière alors qu’il devrait chausser les lunettes connectées et proposer à l’Algérie de parier enfin sur sa jeunesse et son avenir.

TSA