Le président du Comité économique et social européen (CESE), Henri Malosse, a animé, hier, au siège de la Délégation de l'Union européenne, une conférence de presse au cours de laquelle il a mis en exergue la qualité des relations bilatérales et le partenariat avec l'Algérie qu'il « aspire voir se développer davantage ».

Dans ce sens, il affirmé que « l'Afrique et la Méditerranée sont l'une de nos priorités et les 23 et 24 juin, est programmée la session de négociations entre l'Algérie et l'Union pour un partenariat plus large et la création d'une zone de libre-échange d'ici à 2020 ».

Les relations entre l'Algérie et l'UE se sont renforcées par la mise en place d'un programme d'appui (2014-2017) qui porte sur la bonne gouvernance, la diversification de l'économie, l'éducation, la formation professionnelle et sociale. Henri Malosse, suite à sa participation au symposium international sur le développement humain à l'invitation de son homologue Mohamed Seghir Babès, président du Conseil national économique et social (Cnes), a rencontré des entrepreneurs et de jeunes créateurs ainsi que des étudiants en sciences politiques.

Ces entrevues ont laissé une très bonne impression chez le responsable européen. « Je vois plus d'espoir dans ce pays que dans certains pays européens du Sud. Les jeunes que j'ai rencontrés ont tous exprimé le vœu de fructifier leurs activités et nul n'a évoqué un quelconque souhait de quitter le pays. » « Ils ont parlé seulement des entraves administratives et de la réticence des banques à financer leurs projets », a-t-il fait remarquer.

Revenant sur les dernières élections du Parlement européen caractérisées par la montée de la droite, Malosse soulignera que « la majorité reste européenne et ne va pas freiner le partenariat avec la Méditerranée et l'Afrique ». Certes l'Algérie et l'UE ont perdu beaucoup de temps mais les jalons d'un partenariat fort ont été posés, et il faut conforter l'axe Algérie vu les intérêts économiques, notamment en matière d'énergie.

« Les perspectives sont très prometteuses et on peut partir sur des bases solides », a-t-il assuré. Questionné sur son appréciation de la loi 06-12 relative aux associations, le président du CESE dira : « On a évoqué avec le Cnes la loi sur les associations.

Vu la situation du pays, on comprend que les autorités veillent sur les origines des fonds mais pour ce qui est de l'application, nous souhaitons, sans vouloir interférer dans les affaires internes du pays, un plus de souplesse. Le cas de l'association SOS Village d'enfants est là. Elle est bloquée depuis plus d'un an. » Pour lui, « l'application des règles ne doit pas pénaliser certaines associations ».


Salima Z . 10.06.2014