ALGER- Le plan d’action du gouvernement pour la mise en oeuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, prévoit un taux annuel de croissance de 7% pour la période 2015/2019.

Selon ce plan d’action, qui sera présenté dimanche à l’Assemblée populaire nationale (APN) par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, "le gouvernement mobilisera tous les moyens nécessaires pour la concrétisation des objectifs prévus dans le programme présidentiel visant notamment la réalisation d’un taux annuel de croissance de 7%" pour la période 2015/2019.

La réduction du chômage et l’amélioration des conditions de vie des citoyens passe aussi, selon le document par "le développement des infrastructures socio-économiques".

"Il sera également procédé à la mise en oeuvre prochaine d’un programme de développement spécifique en faveur des wilayas du sud et des wilayas frontalières", est-il indiqué.

L’action du gouvernement sera également orientée vers la modernisation des activités financières, de l’administration tout en mettant l’accent sur "le contrôle de l’utilisation des ressources publiques".

Au titre de la modernisation du système bancaire et financier, le gouvernement compte accélérer les réformes en vue de renforcer l’inclusion financière et développer les services financiers.

Les actions envisagées portent sur la densification du paysage bancaire et financier, l’adaptation du cadre législatif et réglementaire de l’activité bancaire et la poursuite de la modernisation des systèmes de paiement.

Le raccourcissement des délais de traitement des dossiers de crédit, le développement du leasing, la promotion de la Bourse d’Alger et le financement de la PME sont parmi les chantiers annoncés par le plan d’action.

En outre, il est signalé qu’une réflexion sera engagée "sur la restructuration du secteur bancaire public avec la perspective de définition d’une politique à l’international".

Dans le cadre de la réforme de l’administration fiscale, il est prévu des actions législatives pour simplifier les procédures, réduire la pression fiscale et lutter contre la fraude fiscale.

Le document évoque aussi la définition rapide d’un plan stratégique de modernisation des finances publiques à travers une nouvelle loi organique portant loi de finances.

Le plan entend aussi moderniser l’administration des domaines en poursuivant la réalisation des centres fonciers intercommunaux et en allégeant les procédures tout en réduisant les délais de délivrance des actes de concession.

Le plan prévoit également " la finalisation rapide du nouveau code des douanes" visant des facilitations accordées aux opérateurs économiques et aux investisseurs ainsi qu’aux producteurs et exportateurs.

Investissement et lutte contre la corruption

Deux autres axes sont retenus par le plan d’action. Il s’agit du mode de financement de l’investissement économique et de la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.

Le document prévoit la poursuite de l’intervention du gouvernement dans le secteur économique marchand tout en mobilisant l’épargne qui sera orientée vers l’investissement.

Le gouvernement mettra également un cadre légal et réglementaire pour le partenariat public-privé.

Dans le domaine de la prospective, l’action du gouvernement portera sur l’évaluation des politiques publiques ce qui nécessite une étude "de leur cohérence d’ensemble".

Enfin, dans le cadre de la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, le plan compte "sur le renforcement des moyens d’intervention de l’IGF et de la cellule du centre de traitement des renseignements financiers".

"Le gouvernement veillera à assurer la défense et la protection des cadres intègres" contre les dénonciations calomnieuses, est-il ajouté.


Said f. 30.05.2014