L'Égypte est en pourparlers avec la CAF pour remplacer le Maroc, qui doit organiser la CAN-2015 (17 janvier - 8 février). Le torchon brûle entre l'instance suprême du football africain et le royaume, qui a demandé le report de la compétition.

À moins de deux mois du coup d'envoi de la CAN-2015, initialement prévue au Maroc du 17 janvier au 8 février, l'Égypte pourrait retirer une belle épine du pied de la Confédération africaine de football (CAF).


L'éventualité d'une candidature égyptienne, qui intervient dans la foulée d'une nouvelle demande de report du Maroc en raison de l'épidémie d'Ebola, n'est pas encore officialisée, mais l'hypothèse a fortement gagné en crédibilité, lundi 10 novembre.





Au Caire, à la veille d'une réunion cruciale pour la CAF, le président de l'instance Issa Hayatou s'est entretenu avec le ministre égyptien des Sports, Khaled Abdelaziz, qui lui aurait assuré que son pays envisageait de se proposer pour accueillir la compétition en cas d'impasse avec le Maroc.


Le ministre des Sports a par la suite déclaré qu'il allait demander une réunion d'urgence avec son Premier ministre Ibrahim Mahlab afin qu'une éventuelle candidature soit déposée en remplacement du Maroc.


Pour les membres de l'exécutif de la CAF, qui doivent se prononcer mardi 11 novembre sur le sort de cette CAN-2015, cette solution de rechange tiendrait d'autant plus du miracle que l'Égypte avait auparavant refusé d'envisager cette hypothèse.


L'avenir de la compétition est en suspens depuis le 10 octobre et une première demande de report du Maroc, qui a invoqué la menace d'une propagation de l'épidémie d'Ebola pour justifier sa requête. Une demande qui a été rejetée à plusieurs reprise par la CAF.