(Pour répondre à certaine presse qui parle de l'inquiétude axe Alger Caire terrorisme Libye....)

Diplomatie et commercial, des volets stratégiques
Une grosse délégation d’hommes d’affaires



A l’inverse de ses relations «crispées» avec l’Algérie, le Maroc s’entend plutôt bien avec le voisin tunisien. D’où la visite
Visite royale en Tunisie La relance du partenariat économiqueAprès une conjoncture difficile, la Tunisie commence à montrer des signes de reprise économique en 2014, comme l’attestent la BAD, le FMI ou encore la Coface. En revanche, la Banque centrale de Tunisie reste pessimiste et alerte sur le chômage. Entre le Maroc et la Tunisie, tout l’intérêt est de booster les échanges extérieursdu Roi Mohammed VI à Tunis du 30 mai au 1er juin, à l’invitation du président Mohamed Moncef Marzouki.
Le Maroc et la Tunisie devraient travailler sur deux volets: d’abord diplomatique puis commercial. Des accords bilatéraux intéressant les secteurs public et privé seront signés en marge de la visite royale. 200 hommes d’affaires marocains et tunisiens et des responsables gouvernementaux ont pris part, jeudi 29 mai, au forum économique tuniso-marocain. Les relations de coopération sont soutenues par un cadre juridique comptant plus d’une cinquantaine d’accords et de conventions.
Malgré une conjoncture difficile, les échanges économiques bilatéraux ont pu connaître un saut qualitatif en 2013 au profit de la Tunisie (voir graphique). Les exportations marocaines portent notamment sur les biens d’équipement, les produits semi confectionnés et les produits pharmaceutiques et alimentaires. Les importations marocaines concernent en particulier les dattes, les produits végétaux bruts, les produits chimiques, les ouvrages en papier et les matières plastiques.

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Cherchant à redorer l’image du pays, le chef du gouvernement Mehdi Jomaa a été tour à tour en Algérie, au Maroc, en France, aux USA et au Golfe d’où il a ramené des promesses de soutien, d’investissements, des accords de prêt et de crédit (cf. notre édition N° 4276 du 15/05/2014). Une tournée qui intervient à un moment où la Tunisie remonte la pente doucement mais sûrement. Le 28 mai, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a relevé le ralentissement de la croissance durant le premier trimestre 2014 (2,2% en glissement annuel contre 2,7% pour la même période de l’an Visite royale en Tunisie La relance du partenariat économiqueDe janvier à fin avril 2014, les recettes touristiques ont atteint 778,2 millions de dinars soit une hausse de 2,7% par rapport à 2013. Les entrées touristiques se sont élevées à 1,43 millionpassé). Cette décélération a touché la plupart des secteurs hormis l’agriculture et les activités non marchandes. Le taux de chômage reste également à un niveau élevé.
La Tunisie aura une bonne saison agricole. Ainsi, une évolution notable de la récolte céréalière (plus de 60%) est attendue pour la saison en cours pour atteindre environ 22 millions de quintaux. Une certaine amélioration a été enregistrée au niveau de l’activité dans les services en avril, notamment le secteur touristique (voir tableau). Pour ce qui est du secteur extérieur, la BCP a évoqué la poursuite de l’élargissement du déficit courant, durant les quatre premiers mois de l’année (ayant atteint 3,8% du PIB contre 2,6% au cours de la même période de 2013). Et ce, en relation avec la poursuite de la détérioration du déficit des échanges commerciaux avec l’extérieur. Concernant l’évolution des prix, elle a accusé, en avril 2014, une certaine accélération. Le taux d’inflation s’est ainsi établi