Une patrouille de police à Pretoria. © Filippo Monteforte /AFP


La police sud-africaine a annoncé mercredi que le diplomate marocain assassiné dans la nuit de lundi à mardi à Pretoria avait été poignardé à plusieurs reprises. Aucune piste n'est pour l'heure privilégiée.
Fatmi Noureddine, premier secrétaire de l'ambassade du Maroc en Afrique du Sud chargé des affaires consulaires, a succombé à ses blessures après avoir été poignardé à plusieurs reprises à son domicile de Pretoria, selon un porte-parole de la police, le brigadier Neville Malila.
"Il a été poignardé. Il avait des plaies ouvertes", a affirmé le fonctionnaire de police qui n’a précisé ni l'arme exacte du crime ni le nombre de coups reçus par la victime. Le quotidien sud-africain The Times affirme quant à lui qu'il y a eu une bagarre dans la chambre à coucher et que la victime a été poignardée au moins vingt fois.
Le diplomate vivait seul dans un appartement-hôtel dont les autres occupants n'ont visiblement rien entendu. Ses collègues, inquiets de ne pas le voir arriver à son travail mardi 7 octobre au matin ont découvert le corps dans une mare de sang. On ignore pour le moment les motivations du crime. "Une enquête pour meurtre a été ouverte. On n'en est qu'au début. Le motif est inconnu et personne n'a été arrêté" à ce stade, a indiqué Neville Malila.


Taux de criminalité record
Le ministère marocain des affaires étrangères a précisé mardi dans un communiqué, que des démarches avaient été engagées en collaboration avec les autorités sud-africaines pour éclaircir les circonstances du meurtre.
Les enquêteurs vont-ils se diriger vers la piste du crime crapuleux ? Selon les statistiques de la police publiées fin septembre, le nombre de meurtres par rapport à 2013 aurait progressé de près de 5% en Afrique du Sud : 20 000 meurtres et 30 000 tentatives d’homicide auraient ainsi été recensés sur la période. Depuis le début de l'année, on dénombre 47 meurtres par jour dans le pays, selon les chiffres publiés par la police.