Jouer au football est-il sans conséquence pour notre cerveau ? D'après cette nouvelle étude, il semblerait que non. En effet, la multiplication de chocs sur la tête favoriserait le déclin cognitif.
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Attention aux coups sur la tête même de faible ampleur ! Ils provoqueraient des commotions cérébrales qui augmenteraient les risques de déclin cognitif, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale EbioMedicine .
Les chercheurs des Universités de Stirling, de Glasgow et de Northumbria au Royaume-Uni ont mené une étude avec 19 footballeurs auxquels ils ont infligé une succession de 20 « têtes ».
Les chocs sur la tête provoquent des troubles de la mémoire

Ces 19 participants dont 5 femmes âgées en moyenne de 22 ans ont réceptionné sur leur tête un ballon de football à 39 km/heure à partir d'un dispositif placé à une distance de 6 mètres. Cela, 20 fois de suite.
Après cette épreuve sportive, les volontaires ont répondu à des tests de mémoire et de performance cognitive. Ils ont aussi participé un examen par stimulation magnétique transcrânienne (TMS) pour déterminer les signes d'une commotion cérébrale et le niveau de communication des voies nerveuses du cerveau avec les muscles du corps.
Les scientifiques ont observé qu'après les chocs du ballon sur la tête, la réponse du corps sur l'information du cerveau était augmentée d'environ cinq millisecondes et que les footballeurs obtenaient de moins bons résultats aux tests de mémoire. Mais, heureusement, ces effets sont de courtes durée, ils disparaissent au bout de 24 heures.
Même si réalisée sur un petit échantillon, l'étude révèle encore une fois qu'un choc sur la tête n'est pas anodin. Pour autant, les scientifiques rappellent que le football n'est pas le sport le plus violent et que l'activité physique est nécessaire pour notre bonne santé.