Les physiciens ont-ils découvert le Big Bang ou de la poussière interstellaire ?
Poussière interstellaire
d apres gizmodo
Post navigation

Retour en Mars, lorsqu’un groupe de physiciens annonçait avoir décelé la première preuve directe de la découverte du Big Bang. Capter un tel signal signifiait purement et simplement prix Nobel et champagne ! Seulement, selon une récente étude, le fameux signal ne serait pas la preuve formelle que nous attendions, mais une confirmation de l'existence de poussière interstellaire. Oups…

Au cas où vous n’ayez pas suivi toute la saga cosmologique, voici un bref rappel des faits. Les scientifiques ont analysé les données du télescope de BICEP2 en Antarctique et ont déclaré avoir trouvé un modèle appelé « B-Mode polarisation » dans notre micro-ondes cosmique. Cette découverte était la preuve que cette radiation avait donné vie à l’univers.

« Les astronomes ont découvert des fluctuations gravitationnelles dans la première lumière émise par l’univers. L’existence de ces fluctuations gravitationnelles est prévue dans la théorie de la relativité d’Albert Einstein. Elles se manifesteraient sous formes d’ondes dans le tissu spatio-temporel, et les scientifiques essaient de prouver leur existence depuis 1916. Si les ondes gravitationnelles existent, elles seraient la preuve de l’expansion extrêmement rapide de l’univers dès la première fraction de seconde son existence (l’inflation cosmique). L’effet ressemble un peu aux ondes qui se forment sur un lac quand vous lancez une pierre. Sauf que dans ce cas, le Big Bang a créé le lac en même temps. »

BICEP2
Cliquez sur l'image pour l'afficher en taille normale

Nom : BICEP21.jpg 
Affichages : 0 
Taille : 39.7 Ko 
ID : 236
BICEP2 semblait donc prouver l’existence des ondes gravitationnelles. Applaudissements ! Nobel ! Champ’ ! Vous vous en doutiez, c’est à ce moment qu’arrive le fameux « Mais ». En effet, les scientifiques de Planck viennent de publier leur cartographie complète de la poussière interstellaire et les données ont été dégradées, beaucoup plus que ne le supposait l’équipe. BICEP2 pourrait n’avoir capté qu’un signal issu de cette poussière. La réponse sera définitive en novembre, mais il reste un peu d’espoir…

a+