Si la saison 2013-2014 du Real Madrid restera comme celle de la dixième victoire en Ligue des champions, elle est aussi marquée par une hausse significative de la dette du club…


Florentino Pérez et son Real Madrid dans le rouge
Depuis plusieurs années, plusieurs économistes espagnols tirent la sonnette d’alarme quant à la situation financière du Real Madrid. « Dette trop élevée », « situation économique terrible », tout y passe. Et ces derniers auront une occasion de plus de clamer leur inquiétude dans les jours qui viennent : demain, lors de l’Assemblée générale du club, l’institution chère à Florentino Pérez va présenter ses comptes à ses socios. Et ce matin, AS l’affirme : le club merengue va annoncer une dette totale en nette augmentation par rapport à l’exercice précédent.
En effet, le président madrilène devra justifier une dette de 602 millions d’euros pour l’exercice 2013-2014 selon le quotidien espagnol ! Des chiffres confirmés par Carlos Mendoza, président de l’Association pour les valeurs du Madridisme, au micro de Mundo Deportivo, qui représentent une hausse de 11,3 % par rapport aux 541 M€ de l’année précédente. Une dette qui englobe l’ensemble des valeurs dues aux banques, administrations publiques, mais aussi aux autres clubs et à ses fournisseurs. Une dette qui devra se rembourser en majorité dans l’année à venir (361 M€), ce qui complique encore un peu plus la tâche de Florentino Pérez.
Les recettes en stagnation

Les chiffres sont d’autant plus alarmants que les recettes du club, souvent mises en valeur par le président merengue, stagnent. Avec 550 M€ de revenus, le Real Madrid ne présente cette année qu’une hausse de 2 % par rapport à la saison précédente, et ce malgré les 60 M€ rapportés par la victoire en Ligue des champions. C’est certes mieux que lors de l’exercice précédent (1 %), mais bien insuffisant au regard de la dernière décennie, durant laquelle la Casa Blanca tournait à 12 % d’augmentation par an selon AS.
Les ventes récentes de Mesut Özil et Gonzalo Higuain pour plus de 70 M€ n’auront donc pas permis à Pérez d’équilibrer ses comptes, tandis que celle d’Angel Di Maria n’apparaîtra dans les comptes que lors de l’exercice précédent. Les achats record de Gareth Bale et James Rodriguez seront eux amortis peu à peu tout au long de leur contrat, soit sur les six prochaines années. De quoi donner encore de sacrés maux de tête à un Florentino Pérez fragilisé, lui qui doit déjà faire avec les foudres des Ultras Sur. L’Assemblée Générale de demain s’annonce tendue.