Les élections législatives en Tunisie auront lieu le mois prochain, et une présidentielle le mois suivant. Après 3 ans et demi de printemps tunisien, voici l'automne de la démocratie. La semaine dernière, le Premier ministre français, Manuel Valls, a assuré que la Tunisie restait pour la France un partenaire économique de premier plan en dépit de la difficile transition.


La gestion du pays de 2011 à 2013 par une troïka, dominée par les islamistes du parti Ennahda n'a rien amené de formidable. Un peu comme en Egypte, les intégristes ont privilégié leur emprise immédiate sur les questions de société et le pouvoir partisan, plutôt que de reconstruire économiquement le pays et de fortifier les bases démocratiques acquises par la révolution. En quittant le pouvoir l'an dernier pour favoriser une deuxième période de transition neutre, ils se sont donné le temps de se recentrer pour redevenir une alternative. Si Ennahda a décidé tactiquement de ne pas avoir de candidat à la présidentielle de novembre prochain, les islamistes seront bien là au rendez-vous de la législative le 23 octobre.


le JDD