L'automobile moderne n'est pas à l'abri du piratage, mais aussi son environnement comme l'affichage lumineux sur les routes et les feux tricolores. Une équipe de recherche vient de mettre en lumière des faille dans les fonctionnement de ces derniers.
Ouvrir ou arrêter à distance une voiture est techniquement possible sur certains véhicules. Si cette prouesse électronique n'est pas à la portée de tous les petits malfrats et demande de s'introduire préalablement dans le véhicule, les constructeurs automobiles se préoccupent sérieusement de ces failles de sécurité et commencent à s'organiser pour apporter une réponse efficace. Les infrastructures routières, elle aussi connectées, présentent la même vulnérabilité au piratage. Des panneaux de signalisation lumineux en ont déjà fait les frais, après que des kackers en aient pris le contrôle pour afficher des messages fantaisistes.

Une équipe de recherche de l'Université du Michigan vient de montrer que les feux tricolores peuvent subir le même sort, comme dans les films hollywoodiens où, dans une course poursuite, un génie informatique se charge parfois de passer tous les feux au vert. Sous la supervision des autorités locales d'une ville du Michigan, les scientifiques ont manipulé la cadence des feux signalisation de la localité. Plusieurs scénarios d'attaque ont été testés : mise hors services, modification du calendrier des feux et désynchronisation.
Ils concluent ainsi qu'un pirate pourrait facilement provoquer des embouteillages monstres ou obtenir une série de feux verts sur un itinéraire. Les failles mises en évidence concernent principalement un défaut de cryptage mais les scientifiques s’alarment aussi d'un défaut de sécurité informatique à tous les niveaux.