Contre le piratage, le terrorisme, pour les intérêts économiques... Ces dernières années de nombreux Etats, dont la France, ont adopté des lois menant à la censure sur internet. Ce n'était pas prévu par les standards... jusqu'à présent. Un nouveau code d'erreur vient effectivement d'être approuvé.

Lorsqu'on navigue sur internet, on est parfois confronté à des erreurs, sous forme de codes. La plus connue est l'erreur 404, qui indique que la ressource demandée (le plus souvent une page web) est introuvable. Chaque code du protocole HTTP est destiné à une erreur spécifique. Il en existe des dizaines.

Faute de mieux, certains fournisseurs d'accès à internet on choisi de renvoyer le code 403 lorsque leurs internautes réclament une page censurée à la demande des autorités. Ce code signifie que l'accès à la ressource est interdit, mais le problème est qu'il se destine à l'éditeur ou à l'hébergeur du site internet, pas à un intermédiaire ou à un intervenant extérieur.



Des acteurs des standards du web qui préfèreraient exposer la censure ont alors porté la création d'un nouveau « code de statut HTTP pour signaler des obstacles juridiques ». Alors que la plupart des numéros sont le fruit du hasard, le code a cette fois été choisi délibérément. La censure sera l'erreur 451, en référence au roman dystopique Fahrenheit 451 de Ray Bradbury.

Après trois ans de gestation, le groupe de travail HTTP de l'IETF, l'organisme qui élabore les standards internet, vient d'approuver le standard. Les acteurs de l'internet peuvent l'utiliser dès aujourd'hui. Ils sont invités à indiquer lorsqu'une ressource a été censurée, à préciser par qui, pourquoi, à quelle échéance, et même comment la contourner, en recourant à Tor ou à un proxy.

Son emploi est facultatif, mais certains acteurs qui bloquent du contenu contre leur gré, tels que les réseaux sociaux, pourraient le mettre en œuvre rapidement.