Suite la mort de son pre, une personne a reu une lettre de Numericable rclamant les arrirs impays, savoir un peu plus de 20 euros. Le tout rdig cinq semaines seulement aprs le dcs en question.

Hier soir, cette personne a post sur sa page Facebook une lettre manant de Numericable, qui a visiblement appris le dcs de son pre... et lui rclame les 20,53 que ce dernier devait l'oprateur, non sans avoir exprim ses condolances.



Rien de trs tonnant cela, puisque les dettes doivent effectivement tre payes, fussent-elles minimes. Mais pas n'importe comment.

Ce qui surprend tout d'abord, c'est la rapidit avec laquelle Numericable a ragi : le dcs tant intervenu le 7 novembre, il n'a fallu l'oprateur que cinq petites semaines pour envoyer sa lettre, date du 16 dcembre.

videmment, la personne n'a que peu got cette ractivit et ne s'est pas empch de rappeler que le service client s'tait montr nettement moins prompt rpondre aux sollicitations de son dfunt pre.

Il y a fort parier que ce courrier automatique a d tre envoy aprs un prlvement refus, suite au blocage des comptes ralis par la banque.

Mais le vritable problme, c'est que cette missive a tout d'un passage en force. Car dans le droit franais, tout hritier a quatre mois pour accepter une succession qui comprend les actifs, mais aussi les dettes du dfunt. De plus, c'est souvent au notaire de rgler les cranciers et non aux hritiers (mme si l'intervention d'un notaire n'est pas obligatoire dans une succession). Enfin, on peut se poser la question de la faon dont Numericable a obtenu l'adresse du fils du dfunt.

L'oprateur, dont on ne peut supposer qu'il ne connat pas ces rgles, montre l un visage peu glorieux qui ne va sans doute pas servir amliorer son image auprs des consommateurs. Reste savoir si la concurrence se montre plus lgante en pareilles circonstances...