Réseaux : Cette box pourrait être proposée aux clients de l'opérateur historique à partir de 2017, indique le directeur sud-ouest d'Orange.

Si le plan très haut débit prévoit que la fibre optique doit représenter la technologie centrale et principale des déploiements, l'idée d'une France fibrée à 100% relève du fantasme. Même avec l'aide de l'Etat et des collectivités, à travers par exemple les réseaux d'initiative publiques (RIP), les zones très peu denses et très rurales risquent bien de passer au travers.

Pragmatique, le gouvernement a assez rapidement évoqué le principe de "mix technologique" afin d'apporter le très haut débit dans certaines zones sans pour autant passer par la fibre. Il s'agit notamment du VDSL 2 (montée en débit de l'ADSL là où c'est possible) ou de la 4G.

Exploiter la 4G est une idée qui a du sens étant donné les débits proposés mais dans une logique domestique, cette technologie mobile doit être optimisée, notamment à travers une box. C'est l'idée d'Orange qui pourrait proposer un boîtier ADSL/4G à ses clients ruraux ou habitants en zones peu denses qui ne sont pas connectés en fibre, qui ne le seront jamais ou qui le seront à une date encore inconnue.

Pour la 4G aussi, la question de la couverture des zones rurales se pose

"Le prix de revient de la fibre est très élevé en milieu rural […] nous travaillons sur des box hybrides 4G/ADSL, mais elles n’arriveront pas avant 2017", a ainsi expliqué au quotidien Sud-Ouest, Vincent Bouyer, directeur d’Orange pour le Sud-Ouest.

Le modèle économique d'un tel service reste à détailler, notamment savoir si la data sera, comme avec l'ADSL mais pas avec la 4G mobile, illimitée. La question de la couverture reste également posée. Si Bouygues Telecom et Orange affichent des taux supérieurs à 70%, ils concernent la couverture de la population. En matière de couverture du territoire, le tableau est loin d'être aussi rose.

Selon les chiffres de l'Arcep, celle-ci varie de seulement 18 à 28% selon les opérateurs et c'est pire pour les zones peu denses en tant que telles avec une fourchette de 1 à 25%. L'Arcep insiste, ces zones "doivent aussi pouvoir bénéficier du très haut débit mobile dans les meilleurs délais". En principe, d'ici le 17 janvier 2017, cette couverture doit atteindre 40% pour les Français résidant dans ces zones. Et il ne s'agit pas seulement d'un objectif, mais d'une obligation.

Et le régulateur prévient d'ores et déjà qu'il sera particulièrement attentif au respect de cette obligation. L'objectif est de 40% en janvier 2017 pour les zones peu denses. Orange était à 25% en juillet 2015 quand SFR et Bouygues "ne couvraient chacun qu’environ 1% de la population de ces zones peu denses".

Bref, Orange est certainement le mieux positionné pour offrir ce type de box hybride, mais il lui faudra encore améliorer la couverture des territoires afin de la proposer dans les zones où la fibre restera dans le domaine du rêve.