France 2 a adressé à Michel Drucker un contrat d’un an, pour son émission Vivement Dimanche, laquelle, sérieusement essorée, serait diffusée, s’il en acceptait le coup de rabot, de 18 heures à 20 heures. L’animateur, dont France Télés semble faire peu de cas, verrait par ailleurs le budget de son programme amputer de moitié. Si Michel Drucker ne s’est pas exprimé sur la question, son entourage témoigne de son incompréhension et de sa colère. Pas surprenant du coup que les rumeurs de son éventuel départ sur TF1 repartent de plus belle: mécontent, Michel Drucker, qui a dit à Delphine Ernotte, en termes pesés, ce qu’il pensait de la manière dont la direction de France Télévisions le considérait, pourrait bien être la première grande figure de cette maison à prendre ses cliques et ses claques pour filer vers la maison d’en face.

En sera-t-il de même avec Stéphane Bern et Patrick Sébastien, dont les émissions sont également sur la sellette? Il y a en effet de fortes chances pour que l’un et l’autre disparaissent de la grille de France 2 à la rentrée de septembre, jeunisme oblige. C’est toute une génération que s’apprête ainsi à sacrifier la nouvelle équipe dirigeante de France Télévisions, au nom d’un rajeunissement ânonné. Interrogé ce matin sur Public Sénat, ( dans la matinale de Sud Radio), le président du CSA, Olivier Schrameck, a considéré, compte tenu de la démographie du pays, qu’il ne fallait pas négliger les «séniors»: une considération qui ne semble pas émouvoir dans les étages dirigeants de France Télés où les états civils d’une génération d’animateurs sont passés au crible. Et à la moulinette.