Le début de la fin d’Internet Explorer

Aujourd’hui marque le dernier clou enfoncé dans le cercueil d’Internet Explorer, alors que Microsoft cessera officiellement de mettre à jour son navigateur web tant détesté.

En dévoilant Edge (nommé alors Spartan) l’an dernier, Microsoft s’est officiellement distancée d’Internet Explorer. Certains ont applaudi. D’autres ont paniqué. Si bien que Microsoft a tenu à rassurer les récalcitrants au changement en déclarant qu’elle allait continuer de maintenir Internet Explorer 11, son «navigateur patrimonial».


Autrement dit, Internet Explorer 11 continuera de recevoir des mises à jour de sécurité, de compatibilité, et du soutien technique. C’est donc la fin pour les versions antérieures sous Windows 7, 8 et 10, mais pas pour la plus récente itération d’IE. Les seules exceptions sont liées à d’anciens systèmes d’exploitation : Microsoft continuera de soutenir IE9 sous Windows Vista et Windows Server 2008, et IE10 sous Windows Server 2012.

Cela dit, il faudrait vraiment, mais vraiment que les utilisateurs d’IE – dont la majorité se situe au niveau des entreprises – passent au moins à Edge.
Un navigateur tant détesté?

Oui, tant détesté. Ô combien de haine. Pourquoi? Parce qu’avec Internet Explorer, Microsoft s’est obstiné à suivre son propre chemin, faisant fi des lignes directrices établies par le World Wide Web Consortium, l’organisme qui dicte les normes liées aux technologies web.
En voulant créer sa propre loi, Microsoft a parasité le Web. L’avenir de l’entreprise est toutefois prometteur.
Conséquence? Trop de pages web s’affichaient alors d’une façon complètement différente sous IE que sur le reste des navigateurs, comme Netscape et Opera, puis plus tard Firefox, Chrome et Safari. Les développeurs web devaient alors jongler avec du code expressément programmé pour rendre leurs sites compatibles avec IE, ce qui souvent représentait des heures (voire des jours) de travail.

Alors pourquoi un navigateur aussi infâme était si populaire? Le fait qu’Internet Explorer ait été intégré à Windows depuis 1997 a certainement contribué à son succès, tout en incitant un long procès pour pratiques anticoncurrentielles et abus de position dominante contre Microsoft.


Pour contrecarrer la situation, d’irréductibles adeptes de Firefox (et d’autres navigateurs) ont alors milité auprès de leurs proches afin de les inciter à installer un navigateur supplémentaire. Tandis que Microsoft a tenté de corriger la situation avec l’arrivée d’Internet Explorer 8 en 2009, qui respectait alors la plupart des standards web de l’époque, IE accusait toujours un certain retard lorsque venait le moment d’adopter de nouvelles technologies.