Cette saison, plus que par le passé, la petite agglomération est prise d’assaut, de jour comme de nuit, par une population d’estivants de retour des plages jijéliennes et de touristes de passage, ce qui génère d’énormes problèmes de circulation routière, souvent agaçants.

La petite localité de Hammam Beni Haroun, située sur la RN27, en aval du plus grand barrage du pays, à la lisière de la wilaya de Jijel, devient une véritable foire en période estivale eu égard à sa situation géographique, sur cette route nationale qui dessert les wilayas de Mila, Constantine et Jijel. Mais, cette saison, plus que par le passé, la petite agglomération est prise d’assaut, de jour comme de nuit, par une population d’estivants de retour des plages jijéliennes et de touristes de passage, ce qui génère d’énormes problèmes de circulation routière, souvent agaçants.

Mais si les bouchons que la région connaît peuvent s’expliquer, ne serait-ce que partiellement, par l’exiguïté de la route de la corniche qui traverse la localité et la densité du trafic routier dominé par les camions de gros tonnage qui assurent le transport des véhicules neufs depuis le terminal portuaire de Djen Djen, dans la wilaya de Jijel, ce qui n’a aucune explication objective en revanche ce sont les tas d’ordures visibles sur les esplanades des rôtisseries et des cafés et les comportements blâmables de certains estivants qui y descendent pour une raison ou une autre. Figurez-vous, ce vendredi vers 18h, des dizaines de jeunes étaient là, sur l’immense esplanade du restaurant Rym El-Djamil, à se lapider au moyen de sachets d’eau conditionnée que les agents de l’ADE, qui animent sur les lieux un point de distribution d’eau gratuitement, leur donnaient pour étancher leur soif, semant le désordre parmi les familles et les quelques étrangers qui étaient sur place. Un spectacle ahurissant qui n'a pas manqué de provoquer l'ire de certains citoyens et de tirer des sourires satiriques à une famille d'Algéro-Italiens en escale sur l'esplanade du Rym El-jamil.

Des scènes déplacées qui renseignent sur le manque de civisme, pour ne pas dire d'éducation, dont se rendent coupables certains de nos jeunes. A cela s’ajoutent les tas d’immondices abandonnés sur place par ces mêmes visiteurs, en dépit de l’existence de nombreux bacs à ordures.
En effet, ce ne sont pas les corbeilles à ordures qui manquent, mais le geste vert, le sens de civisme, sinon comment expliquer la présence, sur les lieux, de bouteilles en plastique vides, de pots de yaourt ou de crème, de flacons de jus et bien d’autres objets usagés, à côté de poubelles presque vides ? “Nous avons placé des poubelles un peu partout, aux endroits les plus en vue de l’esplanade, mais en vain, il se trouve toujours des gens pour enlaidir les lieux avec leurs déchets. C’est une question d’éducation”, nous dira l’un des employés. à bon entendeur...

Kamel BOUABDELLAH- Liberté