Le conseil du gouvernement, tenu mercredi sous la présidence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a donné son feu vert. L’infrastructure, qui a été confiée à l’entreprise publique Cosider et la société espagnole Sacyr-Construccion qui a réalisé le stade de Benfica Lisbonne (Portugal). Initié en juin 2007 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le nouveau complexe sportif de la capitale des hauts-Plateaux sera réalisé dans un délai de 36 mois.

Une première autorisation de programme de 160 millions d’euros a été allouée au projet attribué de gré à gré simple. Celle-ci sera rallongée d’une deuxième tranche de 130 millions d’euros.

Sur les quatre soumissionnaires (chinois, Portugais, Coréen et Espagnol), les entreprises sélectionnées seront chargées de l’étude et de la réalisation. Le maître d’ouvrage, à savoir la wilaya de Sétif, a opté pour une telle démarche pour réduire le délai de réalisation et avoir le minimum d’interlocuteurs.

S’étendant sur une superficie de 80 hectares, le futur complexe sera implanté à Aïn Romane (périphérie est de Sétif), non loin de la future mega-zone industrielle de 700 hectares, comportera un stade de 50 000 places couvertes (27 000 pour les tribunes basses et 23 000 pour les tribunes hautes), un stade d’athlétisme avec gradins de 3000 places, trois terrains répliques, dont un avec gradins de 1000 places, une structure d’hébergement (hôtel) de 200 lits, un restaurant de 400 couverts, un auditorium de 400 places, un espace média, un parking de plus de 6000 places et d’autres équipements.

Œuvre architecturale

Une belle œuvre architecturale, le nouveau stade peut être adapté pour accueillir des événements culturels tels que les concerts sur le terrain d’une capacité de 15 000 places. Des tribunes amovibles inférieures placées sur la piste d’athlétisme permettront l’accès direct au terrain. Dans l’obscurité, le stade brillera tel un anneau posé sur un stylobate, grâce à la périphérie du toit incrusté d’écrans lumineux : «Le vœu de la masse juvénile de la wilaya de Sétif devient désormais une réalité.

Le feu vert des pouvoirs publics permet à la région de bénéficier d’infrastructures sportives répondant aux critères des fédérations internationales telles que la FIFA, la CAF et l’UEFA. Nous devons rendre hommage au wali et au ministre des sports qui n’ont ménagé aucun effort pour finaliser un projet moderne et avant-gardiste à la fois», souligne non sans fierté, le directeur de la jeunesse et des sports de Sétif, Tarak Krache, qui n’a pas omis de souligner qu’une piscine olympique et un centre épique occuperont une partie du site devant procurer des millions d’heures de travail à la main-d’œuvre des hautes plaines sétifiennes…



Milisa.M