TIZI-OUZOU, 24 aot 2014 (APS) - La population de Tizi-Ouzou est profondment consterne par la mort dAlbert Eboss, joueur camerounais de la JS Kabylie, survenue suite une blessure qui lui a t cause la tte par un projectile lanc des gradins, samedi soir la fin du match JSK-USM Alger (1-2).

"Je suis encore sous le choc suite ce drame qui a frapp le meilleur buteur du championnat national de football de la saison passe, acteur principal de la deuxime place arrache par la JSK, qualificative la champions ligue africaine laquelle il avait hte de prendre part, pour procurer des moments de joie aux supporters des Canaris, selon les termes de lentretien quil a accord, juste avant sa mort la presse spcialise", a dclar lAPS Lyes Aouiche, journaliste sportif, rencontr dimanche au Chu de Tizi-Ouzou.

"Je garderai du dfunt limage dun joueur qui a toujours mouill son maillot pour honorer les couleurs de la JSK. Cest une fin cruelle et inimaginable de la coqueluche des supporters des Vert et Jaunes qui lont vite adopt. Dailleurs, ce gnreux enfant de lAfrique qui ne lsinait pas sur leffort pour honorer son contrat, le leur rendait bien en se mettant mme apprendre le kabyle", tmoigne encore le journaliste. Le secrtaire gnral de la ligue de wilaya du football, Salem Klari estime, quant lui, que "la ligne rouge est franchie".

"Il y a eu mort dhomme dans un stade o le fair-play est cens triompher sur toutes autres considrations. Pour quil ny est jamais plus a, ce drame doit interpeller les instances concernes pour svir, quitte aller sil le faut jusqu la suspension du championnat national, le temps de trouver des solutions aux scnes de violence survenant sur nos stades", a-t-il observ.

"Ntant plus de ce monde, Eboss ne prendra jamais sa petite fille dans ses bras, ne il y a peine deux jours dans le lointain Cameroun", a dplor M. Klari. Lahcne Aziz, ancien prsident du Comit des supporters de la JSK, insiste aussi pour des mesures de prvention de la violence dans les stades, tel que "linstallation des camras de surveillance et le renforcement des forces de lordre".

Impressionn par le dluge de projectiles qui se sont abattus sur la pelouse lors de cette rencontre tragique, linterlocuteur sest interrog sur la provenance de ces projectiles dans un lieu, "devant tre soumis une stricte surveillance, dautant plus que les scnes de violence ne sont pas rares sur nos stades", a-t-il soulign. Devenu une scne de crime o la Police saffaire faire son travail dinvestigation, le stade du 1er-novembre est demeur ferm au public, a-t-on constat dans la journe du dimanche.

"Lche, scandaleux, terrifiant, abominable. Un crime bte et gratuit" sont, entre autres, les qualificatifs revenant souvent dans les discussions sur les places publiques de Tizi-Ouzou, pour exprimer la condamnation de cet acte criminel. Suite ce douloureux vnement, le wali de Tizi Ouzou a assur lopinion publique, dans un communiqu, " ()de la mobilisation des services comptents pour que toute la lumire soit faite sur cet acte condamnable, darrter les auteurs et de procder leur traduction devant la juridiction comptente".

APS