L'hémorragie continue à Canal Plus. C'est aujourd'hui au tour de Julien Verley de prendre la porte. C'était un proche de l'ancien président Bertrand Meheut (un des rares à le tutoyer) qui l'avait fait venir d'Aventis en 2006. Julien Verley était entré à la chaîne cryptée comme directeur financier. Il y a trois ans, il avait pris la tête de la filiale polonaise. Enfin, pas plus tard qu'en septembre, le nouveau président Vincent Bolloré l'avait fait revenir au siège et nommé membre du directoire, pour s'occuper notamment de CanalSat.

Mais ce n'est pas tout. Deux autres autres départs interviennent simultanément. D'abord, celui d'Arnaud de Courcelles, arrivé dans la chaîne en 2005 et actuellement directeur adjoint des sports. Ensuite, celui de François Couton, aarivé en 2007 et jusqu'à présent directeur finance et performance du pôle distribution, c'est-à-dire de CanalSat.

Reprise en main de CanalSat

Ces départs peuvent donc être interprétés comme une reprise en main de CanalSat, dont sera désormais chargé Frank Cadoret, actuellement dirigeant au siège de Vivendi, et ancien directeur exécutif de la branche grand public de SFR. Rappelons que CanalSat était dirigée précédemment par Alice Holzman, qui a quitté le groupe en août.

Depuis son arrivée à la tête de la chaîne cryptée, Vincent Bolloré a limogé près d'une vingtaine de cadres dirigeants, dont Bertrand Meheut (président du directoire), Rodolphe Belmer (directeur général), Olivier Courson (président de Studio Canal), Delphine d'Amarzit (secrétaire générale), Sophie Guieyesse (DRH), Ara Aprikian (patron des chaînes en clair), Thierry Langlois (directeur des antennes), Thierry Thuillier (directeur des sports), Nathalie Coste-Cerdan (directrice du cinéma), Roger Coste (président de la régie), Cécilia Ragueneau, Céline Pigalle et Laure Bezault (directrice générale, directrice de la rédaction et secrétaire générale de la rédaction d'iTélé).

Auditionné par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) le 24 septembre, Vincent Bolloré avait expliqué que le remplacement d'une "petite dizaine de personnes" (sic) n'avait "rien d'anormal".A