La Russie a annoncé aujourd’hui la mise en place d’un « embargo total » sur de nombreux produits alimentaires en provenance des pays européens et américains. Cette situation inquiète les agriculteurs espagnols qui craignent que le Maroc « en profite » pour prendre des parts de marché en Russie.


Ces représailles russes concernent un pan entier de produits alimentaires ou agricoles. Cela va de la viande (volailles, boeuf) au poisson, en passant par des produits laitiers. Ces sanctions, d’une durée d’un an, touchent également d’autres pays comme le Canada, la Norvège ou encore l’Australie.
Ce nouvel embargo ne satisfait pas du tout les agriculteurs espagnols qui exportent chaque année plus de 230.000 tonnes de fruits et légumes pour une valeur totale estimée à 300 millions d’euros.
Le délégué de l’agriculture, Jose Manuel Ortiz, interrogé par le site almeria360.com, est très inquiet :
« Parce que si c’est comme ça, le terrain sera libre pour les pays comme le Maroc et la Turquie, qui n’auront plus de concurrents pour envoyer des produits comme la tomate, et cela coûtera du temps et des efforts pour que le secteur puisse récupérer l’espace perdu »
Et il y a de quoi. L’année dernière, l’Espagne a exporté 37.223 tonnes de tomates, 33.219 tonnes de mandarines ou encore 29.525 tonnes de nectarines. De quoi ravir quelque peu les agriculteurs marocains