17:50 07/08/2014
MOSCOU, 7 août - La Voix de la Russie/RIA Novosti


La Russie interdit la viande, le lait et les fromages européens et US
Sanctions/Russie: Moscou dévoilera prochainement sa riposte (Rogozine)
Poussée par les États-Unis, l’Europe s’est retrouvée à l’avant-garde de la guerre des sanctions avec la Russie. Or, on sait qu’à la guerre, c’est l’avant-garde qui subit les plus lourdes pertes, estime Hasan Selim Özertem, du Centre turc d’études stratégiques internationales.
"Il est évident que les pertes subies par les États - Unis seront insignifiantes parce que les échanges russo -américains représentent 40 milliards de dollars tout au plus. Par contre, la valeur des échanges entre l’Europe et la Russie est de l’ordre de 450 milliards de dollars et, par conséquent, les sanctions frapperont de plein fouet l’Europe et la Russie. Certes, les pertes en question se répartiront inégalement suivant les pays. Comme la Russie entretient les relations très serrées avec l’Allemagne, la France et l’Italie, les sanctions les pénaliseront en tout premier lieu".
Les sanctions imposées par l’UE qui prévoient l’interdiction des livraisons des produits duales, des équipements et du matériel de production de pétrole, affectent aussi le secteur financier russe. En effet, 5 banques russes à savoir Sberbank, VTB, Gazprombank, VEB et Rosselkhozbank sont touchées par les sanctions. Pourtant, selon Ali Ari, directeur du Centre d’études européennes de l’Université Kirklareli, c’est la City de Londres et d’autres grandes places financières qui subiront le contrecoup des sanctions imposées aux banques russes.
"Ces mesures se répercuteront surtout sur le marché britannique des valeurs et sur le secteur financier français et allemand. C’est pour cette raison qu’on peut dire que les sanctions auront un impact négatif tant sur l’économie russe que sur celle de l’UE. J’attire cependant votre attention sur le fait que les sanctions ne touchent pas le secteur de l’énergie et l’importation du gaz naturel qui est le volet de loin le plus important des échanges entre la Russie et l’UE. Les sanctions européennes évitent soigneusement la vache sacrée que représente le gaz russe pour la bonne raison que l’Europe ne veut pas se nuire. J’en conclus que l’effet des sanctions européennes sera limité".
En décrétant des sanctions contre la Russie, les États-Unis et l’Europe déclarent qu’elles sont appelées à résorber " la crise en Ukraine " et à faire cesser le bain de sang dans ce pays.
Selon monsieur Ali Ari, les sanctions n’ont en réalité rien à voir avec la guerre en Ukraine. C’est que d’aucuns voulaient absolument imposer des sanctions contre la Russie et ceci sous n’importe quel prétexte. En même temps, les conséquences politiques de ce jeu peuvent être diamétralement opposées à l’objectif initial.

RIA Novosti.