14 personnes ont été tuées et 17 autres blessées mercredi 2 décembre dans une fusillade à San Bernardino, près de Los Angeles, en Californie. L'attaque a été perpétrée dans un centre de services sociaux chargé du traitement de personnes souffrant de troubles du développement, durant une fête de fin d'année.

Peu après 11 heures du matin, deux individus, un homme et une femme, lourdement armés de fusils d’assaut et de pistolets semi-automatiques, ont pénétré dans l’Inland Regional Center, et se sont mis à tirer sur les personnes présentes. Les tireurs, un homme et une femme habillés en tenues militaires, ont agi de façon organisée et déterminée. « Il y a dû avoir un certain degré de préparation », a observé le chef de la police locale, Jarrod Burguan. Les tireurs ont pu prendre la fuite.
Alors qu’ils avaient privilégié au début la piste de la vengeance professionnelle, puisqu’un des deux tireurs travaillait dans le cantre, les enquêteurs du FBI envisagent désormais l’option de l’attentat terroriste ; les tireurs « avaient préparé leur acte, comme s'ils étaient en mission », indique le Bureau. Mais quel terrorisme ? Aux Etats-Unis, ce genre d’attaque est considéré comme terroriste, sans qu’il n’y ait forcément un lien avec les organisations habituelles qui commettent ce genre de massacres, comme au Liban, en Turquie, en France ou en Tunisie avec l’organisation dite « Etat islamique ».
Quelques heures après la fusillade, les forces de l’ordre ont identifié une maison située à proximité des lieux de l’attaque. Un véhicule sortant de la propriété est alors poursuivi par la police, puis bloqué, déclenchant un tir nourri de part et d’autre. Les deux passagers du véhicule, un homme et une femme, sont alors tués.
Qui sont les deux personnes tuées et considérées comme suspectes ?
L'homme s’appelle Syed Farook, un citoyen américain de 28 ans, ancien employé du centre attaqué, et la jeune femme de 27 ans, Tashfeen Malik, est sa compagne, mais sa nationalité n'est toujours pas connue, a précisé Jarrod Burguan.
D’après le Los Angeles Times, Syed Farook a rejoint dans la matinée une douzaine de collègues dans le centre pour participer à la fête de Noël. Tout s’est bien passé jusqu’à ce qu’il disparaisse, visiblement en colère, au moment où une photo de groupe était sur le point d’être prise. Quelques instants plus tard, les premiers tirs ont été entendus.
Musulman pratiquant, Syed Farook parlait « très rarement de religion » au travail, indique le même quotidien. « Il n’est jamais apparu comme un fanatique. Il n’a jamais eu l’air suspect », a expliqué au quotidien américain Griselda Reisinger, qui travaillait avec lui avant de quitter l’agence en mai dernier.
Aucun lien n’a donc été établi par les autorités avec une quelconque idéologie ou religion, la communauté musulmane de Californie ayant fermement condamné la fusillade lors d'une conférence de presse impromptue. « Pourquoi a-t-il fait une chose pareille? Je n'en ai aucune idée. Je suis choqué », a dit un beau-frère de Syed Farook, Farhan Khan.