Face aux sanctions économiques européennes, Vladimir Poutine se tourne un peu plus vers l'Iran (Crédits : reuters.com)
latribune.fr | 06/08/2014, 13:13 - 256 mots
L'accord, qui pourrait être fixé sur 5 ans pour 20 milliards de dollars, concerne le secteur énergétique. Un moyen de passer outre les sanctions économiques européennes.

Si l'Europe lui ferme ses portes, la Russie compte bien en ouvrir d'autres. Poutine espère fixer des accords fortement axés sur des transactions pétrolières avec l'Iran, sur 5 ans et pour 20 milliards de dollars.

Réaction négatives des marchés américains
L'objectif est d'aider l'Iran à organiser ses ventes de pétrole et "coopérer dans le secteur pétrole et de gaz, pour la construction de centrales électriques, les réseaux, la fourniture de machines, les biens de consommation et les produits agricoles", selon un communiqué du ministre de l'énergie russe. La déclaration a été mystérieusement retirée lundi soir. Dans la foulée, le ministère russe a promis d'en publier un nouveau ce mercredi.


La Russie pourrait acheter 500.000 barils de pétrole iranien par jour, comme l'avait déjà rapporté le journal Kommersant de Moscou. Cela correspond à un cinquième de la production de l'Iran en Juin et la moitié de ses exportations, rapporte The telegraph.

Iran/Russie, un sujet de "grave préoccupation"
La Maison Blanche avait déclaré que les rapports de pourparlers entre la Russie et l'Iran sont un sujet de «grave préoccupation».

Avant le retrait de Moscou, Alexander Novak, le ministre russe de l'énergie, a indiqué qu'un accord ne serait pas contraire aux obligations internationales et a insisté sur son importance compte tenu de la "réalité" actuelle.

Téhéran et Moscou se sont déjà associés fin juin pour la construction de 20 centrales nucléaires en Iran.