Confrontée à une hostilité croissante des Etats-Unis et de l’Union européenne après l’adoption des nouvelles sanctions, la Russie accélère la diversification de son économie en s’orientant encore plus vers l’Asie.
Après le méga contrat géant sino russe d’approvisionnement gazier signé le 21 mai pour 400 milliards de dollars (292 milliards d’euros), c’est maintenant dans le domaine du nucléaire civil que la coopération se renforce.
Déjà, début 2014, le PDG du groupe nucléaire public Rosatom, Sergei Kiriyenko, avait annoncé que son groupe considérait le marché de l’Asie-Pacifique comme sa priorité. Hier, le 29 juillet, le directeur général de CNNC New Energy, Qian Lin, et Djomart Aliev, le directeur général de Rusatom Overseas, une filiale de Rosatom, ont signé un accord cadre ouvrant la voie à la mise en place d’un groupe de travail conjoint russo-chinois sur la construction de centrales nucléaires flottantes
L’idée n’est pas neuve. D’ailleurs en Russie, une première centrale nucléaire flottante est déjà en voie de construction. Si une coopération sino russe était déjà envisagée en 2013, aujourd’hui elle se concrétise. Ainsi, la société publique chinoise CNNC New Energy s’occupera du financement, de la construction, de l’exploitation et de la gestion des petits réacteurs nucléaires.


A l’abri des tsunamis ?

Plus sûr, pour des coûts de production plus faibles, ces centrales présentent en effet de nombreux avantages. Selon des ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et des universités du Wisconsin et de Chicago qui tentent comme beaucoup d’autres de tirer les leçons de la catastrophe de Fukushima Daiichi, la réalisation d’une centrale nucléaire offshore permettrait d’éviter les risques liés aux tsunamis et autres phénomènes naturels imprévisibles.
En effet, l’ensemble du dispositif serait arrimé au fond marin à une dizaine de kilomètres de la côte. Une fois en place, l’électricité produite pourrait être transférée sur le continent par le biais de câbles sous-marins. Assemblé au préalable dans un chantier naval prévu à cet effet, ce type d’unité de production présenterait un avantage certain en cas d’arrêt du dispositif. Il suffirait en effet de remorquer l’ensemble vers le chantier spécialisé d’origine afin de procéder au démantèlement, protégeant ainsi le site hôte de toute contamination sur le long terme.
Et la France ?

Évidemment, suite au retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, comme on le constate dans l’affaire des Mistral, il devient quasiment impossible de valoriser sur ces marchés le savoir-faire français dans le domaine de la haute technologie.


source: solidariteetprogres