Google se plaint de son obligation de respecter le droit à l'oubli en Europe. Le moteur de recherche ne réussit pas toujours à réaliser le bon choix entre respect de la vie privée et droit à l'information.

Le droit à l'oubli n'est pas simple. Depuis le 13 mai 2014, Google n'a pas le choix, il doit mettre à disposition des internautes un formulaire leur permettant de voir désindexés du moteur de recherche des contenus qu'ils jugeraient non pertinents, inexacts, incomplets ou encore excessifs. Seulement, il n'est pas toujours évident de savoir où placer le curseur entre protection de la vie privée et droit à l'information des citoyens.




C'est ce que souligne Google dans une note (.pdf) publiée ce vendredi, à la force de l'exemple. Le moteur de recherche prend le cas d'un internaute lui demandant de retirer un ancien article de presse évoquant sa condamnation pour meurtre lorsqu'il était jeune. A priori, légitime. Mais imaginons un instant que cette personne ait omis de mentionner qu'elle vient d'être condamnée à nouveau pour des faits similaires...

Une demande sur deux validée

Parmi les critères pris en compte par Google pour désindexer un contenu, figurent : l'identité de la personne, le support de publication et la nature du contenu. Cependant, l'américain déplore que dans bon nombre de situations, les demandes ne sont pas accompagnées de suffisamment d'éléments de contexte pour lui permettre de réaliser le bon arbitrage. Enfin, comment Google peut-il jauger la bonne foi des demandes ?

Malgré ces obstacles, le moteur de recherche dit avoir accédé à 50% des 90 000 requêtes reçues depuis le mois de mai. Parmi l'ensemble des demandes formulées en Europe, 20% proviennent de France, en tête devant l'Allemagne. Ainsi Google a rendu inaccessibles 328 000 liens... mais seulement depuis l'Europe.
Car l'injonction de la Cour européenne de justice ne s'applique pas sur les résultats de google.com.