Le massacre continue à Gaza, en pleine fête musulman de l’Aid avec la poursuite d’ intenses pilonnages d’artillerie lourde et des bombardements aériens sur des quartiers entiers. Loin de l’image qu’ils tentent de faire prévaloir dans le monde via leurs puissants réseaux dans le monde, les militaires israéliens ont mis les enfants en tête de liste des cibles symboliques prioritaires. Et C’est loin d’être fortuit.

La guerre d’Israël à Gaza est surtout une guerre contre les enfants.

Malgré un déluge de feu israélien, l’hostilité de la Ligue arabe, de l’Egypte et des pressions multiformes pour qu’elle cède, la résistance palestinienne jure de continuer à se battre. Mais les stocks limités de missiles antichars commencent à s’épuiser en raison d’un usage intensif. Des informations provenant de milieux proches du terrain évoquent l’usage en moyenne de trois missiles pour arrêter un char israélien et surtout le choix des missiles AT pour détruire les véhicules blindés de transport de troupes.

Pour tenter d’économiser les missiles antichars les plus récents, Les palestiniens tentent d’utiliser des tactiques dans lesquelles ils tentent d’attirer les blindés israéliens au moyens de feux d’armes légères vers des mines antichar. En vain. Ils ont également utilisé des obus de mortiers contre les blindés avec des résultats très mitigés. Ils ont utilisé ar deux fois des drones piégés mais les charges explosives emportées sont trop faibles pour endommager les blindés israéliens.

Face à cette situation, les factions de la résistance palestinienne ont eu recours à des actions commandos utilisant des tunnels souterrains. Non sans un succès certain. Après avoir réussi à deux reprises un débarquement derrières les lignes ennemies, des commandos palestiniens sont parvenus à intervenir à l’intérieur d’une colonie israélienne en dehors de Gaza, infligeant des pertes aux à l’armée israélienne. Les factions du Qassam revendiquent la mort de 16 soldats israéliens tandis que la censure militaire israélienne ne parle que de cinq soldats tués.

Contrairement aux missiles AT, les factions de la résistance palestinienne semblent garder intact leur potentiel de lancement de roquettes et de missiles, allant jusqu’à cibler une nouvelle fois Tel-Aviv et Haifa, mettant en échec l’ensemble de l’opération israélienne.

Les israéliens aussi sont à court d’argent. Le massacre de civils palestinien coûte cher et Tel-Aviv vient de demander à Washington de lui octroyer en extrême urgence une enveloppe de 260 millions de dollars US pour continuer l’effort de guerre.

Sur le plan politique, Washington et les pays arabes veulent un désarmement unilatéral de la résistance palestinienne. Chose qui semble impensable à Gaza à la vue de tous ces enfants déchiquetés par les bombes israéliennes. Il n’est pas du tout exclu que des épouvantables tueries commises devant le monde entier à Gaza puisse surgir à l’avenir un mouvement plus radical et jusque-boutiste. Car personne à Gaza ne veut penser aux conséquences psychologiques d’un tel massacre sur des enfants.

C’est des décombres de l’invasion israélienne du Liban en 1982 qu’est né le Hezbollah. Et c’est des dures leçons d’un siège de plus de huit années ponctuées par des assauts généralisés que la résistance palestinienne est parvenue à faire sa mue, arrivant à mettre en échec une invasion israélienne.


STRATEGIKA 51