La gestion en matière de communication des officiels algériens du crash du vol AH5017 a révélé encore une fois une série de lacunes systémiques la rendant totalement inopérante.

Le déficit en matière de gestion de la communication officielle ou encore celle relative à la gestion de l’image et des relations publiques est assez flagrant. Avec l’affaire du crash du vol AH5017, la communication du gouvernement algérien a démontré non pas ces limites mais son incapacité totale à aller de l’avant, dépasser certaines pratiques bureaucratiques très lourdes et adopter une attitude dynamique et offensive.

Au lieu de cela, le gouvernement algérien a préféré confier cette tâche stratégique à un ministre des transports très controversé et visiblement dépassé tout en adoptant une attitude attentiste, se contentant de réagir en accusant un sérieux retard sur les évènements.

Seul le ministre des Affaires étrangères était à même d’être à la hauteur mais la bureaucratie très lourde des structures étatiques algériennes entravent toute tentative novatrice.

Il serait trop long de tenter d’expliquer les raisons structurelles de l’absence d’une politique de communication en Algérie qui relèvent plus d’une fossilisation et d’un dysfonctionnement dans le choix des ressources humaines que d’une politique réfléchie.

Pour l’instant, des milieux d’affaires en Algérie craignent une enquête sur les conditions douteuses entourant le frêt d’un avion d’une compagnie espagnole comme Swift Air par Air Algérie. D’autant plus que le niveau de corruption entre l’Algérie et l’Espagne est en nette progression depuis quelques années et ce, dans des domaines aussi variés que le secteur du BTP, les marchés de gré à gré, l’immobilier ou les transferts de capitaux.


STRATEGIKA 51