La 12ème conférence du Dialogue 5+5 se tiendra les 6 et 7 octobre à Tanger, sous la présidence effective conjointe du Maroc et du Portugal, pour la rive Nord de la Méditerranée. Les thèses à débattre seront « l’entrepreneuriat innovant, vecteur de création de l’emploi et de la richesse », et « la mobilité de la formation et de l’emploi, instrument de promotion de la citoyenneté partagée », en plus de « la sécurité en Méditerranée occidentale et dans son voisinage ».

Les 10 pays du Dialogue sont les 5 formant le Maghreb en plus des pays d’Europe méditerranéenne occidentale, à savoir la France, l’Espagne, l’Italie, Malte, en plus du Portugal, qui remettra sa présidence à Paris.
L’Algérie a confirmé sa présence à cette conférence, mais au niveau du secrétaire général de son ministère des Affaires étrangères, Abdelhamid Senouci Bereksi. Alger a affirmé encore une fois l’importance « particulière » qu’elle accorde à ce cadre de Dialogue au niveau de la Méditerranée occidentale, et elle saisira cette opportunité pour « réitérer sa position traditionnelle d'appui à la promotion des liens de bon voisinage et au renforcement des relations de coopération entre ses Etats membres et leurs partenaires » (sic).
La rencontre de Tanger connaîtra la participation d’une cinquante d’acteurs de la société civile de 10 pays, qui devront faire valoir leurs doléances d’un meilleur engagement pour lutter contre l’intolérance, la xénophobie, les stéréotypes et les inégalités. Les travaux se dérouleront sous la forme de panels, conduits par les chefs des délégations des pays membres du Dialogue.
On annonce également, en plus des ministres des affaires étrangères concernés, la présence d’Elisabeth Guigou, ancienne ministre française de la Justice et présidente de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures en Méditerranée, et Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l’Union pour la méditerranée.