Lors de la campagne électorale, le 30 août dernier, le chef du PJD avait implicitement accusé certains dirigeants du PAM d’utiliser de l’argent d’origine douteuse, provenant de la vente de « poudre ». Me Abdellatif Ouahbi, membre dirigeant du PAM avait alors esté en justice contre Abdelilah Benkirane, mais le tribunal vient de refuser sa plainte.


Me Ouahbi a expliqué, lors de la séance publique du lundi 28 septembre, que Benkirane s’exprimait en sa qualité de chef du gouvernement, mais les juges ont apparemment considéré les choses autrement, en dépit des preuves présentées par les plaignants. Une joute a alors opposé les deux avocats mais les juges ont décidé d’accorder le non-lieu à Benkirane.

Une autre plainte visait à annuler le résultat de l’élection du bureau de la Région Souss-Massa qui avait porté Brahim Hafifi (apparenté RNI) à la présidence, et elle a aussi été rejetée. Les challengers Abdellatif Ouahbi et Abdessamad Qayyouh (Istiqlal) s’étaient alors retirés de la course et avaient quitté la salle avant la fin du vote des autres membres du bureau. Le PJD avait obtenu 23 sièges et le PAM 7, mais le RNI, avec ses 11 élus, avait trouvé un arrangement avec le PJD pour porter Hafidi à la présidence.

Tout en respectant le principe de l’autorité de la chose jugée, il convient de s’interroger quand même sur le sens du propos de Benkirane sur « la poudre », l’accusation étant grave et de nature à semer le doute sur la moralité des dirigeants des partis marocains. Où ils retirent de l’argent de la « poudre » et doivent être jugés, ou c’est Benkirane qui porte des accusations mensongères, et il doit à son tour rendre des comptes.