L’information circulait depuis dimanche… Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a réuni les chefs des principaux partis politiques lundi 28 septembre. L’ordre du jour restait confidentiel puisqu’avant la réunion, aucune des personnes convoquées ne connaissait l’ordre du jour. Mais la question du Sahara était quand même sur toutes les lèvres.


Contactés par PanoraPost, plusieurs dirigeants de partis ont préféré ne pas répondre avec précision aux questions sur la teneur de la réunion, mais ont confirmé que le Sahara était le point unique de la discussion. Et le cas de la Suède est revenu aussi, le parlement de ce pays devant recevoir une délégation du Polisario à l’occasion du 40ème anniversaire de la récupération du territoire par le Maroc.

En 2012 déjà, une partie des députés suédois avait adopté une motion pour conduire le gouvernement à reconnaître la République séparatiste, mais la majorité de droite avait alors refusé l’idée. Il se pourrait que les choses en aillent différemment cette fois, avec la gauche aux commandes en Suède, d’où la réaction de Rabat, très discrète.

Selon plusieurs informations que l’on a recoupées, il semblerait que le chef du gouvernement ait sensibilisé les chefs de partis sur l’action qu’ils doivent entreprendre, à savoir se transformer en missi dominici de la marocanité du Sahara. Les dirigeants des principales formations marocaines devront aller dans les pays amis pour y rencontrer leurs pairs, et il est possible que la Suède soit aussi dans le programme, afin d’y convaincre les partis de droite, aujourd’hui dans l’opposition, de contrecarrer le projet des socialistes, au parlement et au gouvernement.

La Suède, pays très civilisé s’il en est, a toujours été en faveur de l’autodétermination des peuples. Elle a été le précurseur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine à l’ONU, commençant par le reconnaître à Stockholm. Mais les Suédois n’ont semble-t-il pas pris la mesure des différences entre les cas de la Palestine et du Polisario. Les Marocains devront alors leur montrer que le Sahara est territoire marocain et que si le principe de l’autodétermination est louable, il ne peut s’appliquer partout.

Y a-t-il un lien entre cette activité politique marocaine et le « blocage » de l’ouverture du grand magasin Ikea (suédois mais basé en Hollande) de Casablanca ? C’est fort possible et les jours qui viennent apporteront leur lot d’informations, plus précises.