Scandale FIFA : l’étau se resserre sur Blatter



Quatre mois après le scandale qui a frappé la plus grande instance du football mondial FIFA suite à l’arrestation de plusieurs hauts responsables du foot mondial dans un hôtel à Zurich, sur fond de soupçons de corruption à grande échelle, cette fois c’est son président démissionnaire, Joseph Blatter qui est plus que jamais dans le viseur de la justice de son pays. Il est soupçonné d’un versement illégal de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) en faveur de Michel Platini, président de l’UEFA.

Ce paiement effectué en février 2011, au bénéfice de l’ancien numéro 10 de la Juventus et de l’équipe de France, a été fait « au préjudice de la FIFA, prétendument pour des travaux effectués entre janvier 1999 et juin 2002 », a précisé le communiqué du Ministère public de la Confédération suisse (MPC), publié vendredi 25 septembre.

À la présidence de l’instance depuis 17 ans, le Suisse (79 ans) a été interrogé, vendredi, par la justice suisse en qualité de prévenu. Cette audition avait provoqué l’annulation de dernière minute d’une conférence de presse de Joseph Blatter le jour même en marge du Comité exécutif. Le procureur général du Ministère public de la confédération suisse a précisé, dans le communiqué, qu’une perquisition avait été menée dans le bureau présidentiel et que des données y avaient également été saisies.


Après avoir été entendu par la justice suisse, Michel Platini n’a pas tardé à donner des explications concernant ce nouveau scandale en affirmant que « Le montant [lui] a été versé pour le travail qu’[il] a accompli de manière contractuelle pour la Fifa et [il] est satisfait d’avoir pu éclaircir ce point envers les autorités », a-t-il expliqué, vendredi soir, dans un communiqué.


Blatter est soupçonné de « gestion déloyale et, subsidiairement, abus de confiance ». La deuxième infraction est passible de 10 ans de prison en Suisse.
Toutefois, les avocats du président de la FIFA ont déclaré, hier soir, que « le contrat sur lequel enquêtent les autorités suisses a été correctement préparé et négocié par les membres de la FIFA ».
Affaire à suivre.