Entretien entre le Roi Mohammed VI et le président français François Hollande, le 19 septembre 2015 au Palais Marchane à Tanger | Ph: MAP





Paris, 21 sept. 2015 (MAP) - Présentée comme une visite "de travail et d'amitié" destinée à sceller la fin de la brouille diplomatique qui avait marqué l'année 2014 entre le Maroc et la France, le déplacement du président français François Hollande au Maroc aura largement tenu ses promesses, écrit le journal "Le Monde" daté de mardi. "Aucune fausse note n'aura marqué ce déplacement où les attentions de part et d'autre n'ont pas manqué", note le quotidien, relevant que les deux chefs d’Etat ont pendant deux jours multiplié les gestes, les rencontres et les apparitions communes. Saluant l’étroite coopération maroco-française sur le plan économique, concrétisée par l’inauguration de l'atelier de maintenance de la future ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca, et le lancement des travaux du chantier de l’Institut de formation professionnelle aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, la publication note que ce volet reste prioritaire pour la France, premier investisseur au Maroc. Par ailleurs, le journal souligne qu’un hommage appuyé a été rendu par le président français au Maroc pour sa forte mobilisation dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la radicalisation dans une région mouvementée, et ses initiatives pour la diffusion d’un islam de modération et du juste milieu. Sur ce sujet, le quotidien fait part de l’engagement de Paris et de Rabat pour la formation d'imams français au sein de l'Institut Mohammed VI à Rabat, avec l'objectif affiché d'en faire un rempart contre l'islamisme radical. Cosignée par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et le ministre marocain des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, la déclaration prévoit que des imams français recevront une formation théologique de trois ans à Rabat, complétée par une formation universitaire en France, explique le quotidien, notant que l'Institut de formation des imams Mohammed VI, qui a ouvert ses portes en mars 2015, est une pièce maîtresse de la diplomatie religieuse menée par le Maroc, qui met en avant la pratique d'un islam du juste milieu. "Dès 2013, SM le Roi, commandeur des croyants, avait répondu positivement à la demande du Mali de former une partie de ses imams. D'autres pays avaient alors formulé la même requête", rappelle "Le Monde", précisant que l’Institut Mohammed VI accueille aujourd'hui quelque 700 étudiants, dont une cinquantaine de Français. Pour "Le Monde", le Maroc est plus que jamais un partenaire et un allié incontournable et stratégique pour la France. "Le Maroc est un pays qui avance. S'il y a des sujets délicats, on en parle en tête-à-tête", souligne un membre de la délégation française, cité par le journal. (MAP).
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