Mercredi 16 septembre, suite du processus d’élections des présidents de communes et de conseils des villes. Il semblerait que le PJD continue sur sa lancée de prendre la tête des grandes cités du pays, à l’exception de quelques-unes peut-être.
Rabat : Mohamed Seddiki (PJD)
Avec Rabat, c’est donc l’ensemble des « capitales » du Maroc qui sont tenues par le PJD (Casablanca, Fès, Meknès, Marrakech). Mohamed Seddiki a été élu contre son challenger Brahim Joumani (PAM) par 59 voix contre 21, et 5 abstentions. Le nouveau maire a obtenu les voix de la majorité plus celles de l’UC, dont les élus ont voté contre l’ancien maire Omar Bahraoui, de l’UC !
La Région de Rabat-Salé-Kenitra est donc entièrement PJD puisque les trois villes ont élu un président du conseil de ce parti.
Meknès : Abdallah Bouanou (PJD)
Il est chef du groupe PJD à la Chambre des représentants et il s’est fait connaître par ses prises de position tonitruantes au parlement et aussi par sa nette victoire contre Salaheddine Mezouar aux dernières élections législatives. Le Dr Bouanou a été élu maire de Meknès par 58 voix sur 65. Il n’avait pas de challenger puisque le PJD avait obtenu la majorité absolue lors du scrutin du 4 septembre.
La Région est présidée par le MP et (l’encore) ministre Mohand Laenser.
Laâyoune : Hamdi Ould Rachid (Istiqlal)
Le parti de l’Istiqlal avait obtenu 29 voix sur 47 au total le 4 septembre. Le maire sortant a été reconduit par 33 voix, sachant que les élus PPS se sont prononcés en sa faveur, menés par Gajmoula Bent Abbi qui a préféré son proche Ould Rachid au candidat RNI venant d’une autre famille. Le nouveau reconduit a aussitôt nommé son fils comme vice-président du Conseil.
La Région est présidée par l’Istiqlal.
Nador : Slimane Houlich (PAM)
La particularité de ce vote est qu’il a été acquis, par 22 voix sur 43, grâce aux 16 voix du PAM et aux 6 élus du… PJD. Le RNI et le MP se sont abstenus, dans une logique qui reste toujours aussi difficile à comprendre.
La Région est présidée par le PAM.