A ce jour en 2014, les investisseurs ont bnfici de la faible volatilit rgnant sur tous les marchs, qui a permis aux obligations et aux actions de rebondir de concert. Il convient prsent de se demander dans quelle mesure cet tat de grce est durable. Bien qu'ils revtent de notre point de vue un caractre davantage spcifique que systmique, les rcents dveloppements au Portugal ont montr que le secteur bancaire rserve toujours son lot de mauvaises surprises.

Les marchs attendront dsormais un bilan plus complet de la sant des banques europennes, qu'ils devraient obtenir lorsque la BCE aura achev ses tests de rsistance dans le courant de l'anne. La situation gopolitique s'est indniablement dtriore depuis le dbut de l'anne au regard des tensions entre la Russie et l'Ukraine et des craintes que la monte en puissance du groupe djihadiste EIIL puisse davantage dstabiliser l'Irak et la Syrie. Aux Etats-Unis, la Fed a indiqu que son programme d'achats obligataires prendra fin cette anne. A l'exception des rcentes actualits en provenance du Portugal, les marchs ont largement accept tous ces dveloppements. Si cela a apport de l'eau notre moulin au vu de notre biais en faveur des actions, nous n'en demeurons pas moins quelque peu perplexes, nos attentes de dbut d'anne quant la hausse des rendements des principaux pays ne s'tant pas encore concrtises.

S'agissant de l'volution des marchs obligataires, nous estimons toujours qu'il est trs difficile de se montrer optimiste l'gard des principaux emprunts d'Etat. L'atonie du PIB amricain au premier trimestre pourrait certes leur avoir offert un certain soutien, mais la normalisation de la politique montaire bien que progressive est en marche aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, avec ou sans l'aval des marchs obligataires. Les obligations d'entreprises restent nos yeux plus attractives que la dette souveraine, mais il apparat dsormais clairement que les entreprises non financires recommencent accrotre l'endettement de leurs bilans. S'il s'agit gnralement d'une volution positive pour le haut rendement (les rachats impliquent bien souvent la reprise d'une entreprise notation infrieure par une socit notation plus leve), il n'en va pas tout fait de mme pour le segment investment grade. Quoi qu'il en soit, les entreprises affichant des bilans nettement plus sains que les metteurs souverains, nous considrons toujours que le crdit demeure pour l'heure relativement attrayant.

Nous restons optimistes quant aux perspectives des marchs d'actions pour le reste de l'anne et surpondrons le Royaume-Uni et le Japon dans notre modle d'allocation d'actifs. Les prvisions de bnfices au Royaume-Uni ont rcemment t pnalises par la vigueur de la livre sterling, mais la situation semble plus positive en termes de monnaie commune. Le pays offre galement un rendement sur dividende intressant, qui devrait selon nous demeurer une caractristique favorable dans un contexte de croissance et de rendement faibles. Les actions japonaises affichent des valorisations attrayantes par rapport leurs homologues des pays dvelopps et les rcentes dclarations de M. Abe attestent de sa dtermination mener bien l'Abenomics. A nos yeux, le vrai dfi consistera dterminer le moment o les rvaluations de valorisations des actions s'essouffleront. A l'exception notable des Etats-Unis, la croissance bnficiaire n'est tout simplement pas assez rapide pour permettre aux actions de se dtacher nettement de leurs niveaux actuels. Aot est gnralement un mois calme pour les marchs d'actions au vu de la tendance saisonnire des flux rduits et une faible volatilit. Ceci dit, comme l'ont montr les rcents vnements, il est dangereux de prsumer qu'une politique montaire accommodante constitue elle seule la panace universelle.

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