Les BRICS comme les pays développés souffrent d'un manque criant de demande interne. Pour compenser, ils cherchent à récupérer de la croissance chez... leurs voisins

Décevant, c’est l’adjectif qui vient à l’esprit pour qualifier le bilan économique mondial au 1er semestre. La véritable reprise se fait attendre et, pire, des zones d’ombres sont apparues.

Chez les pays émergents d’abord, l’inquiétude a succédé à l’enthousiasme. Au Brésil, en Inde, la production industrielle plafonne à cause de problèmes structurels liés à l’insuffisance des infrastructures de transports, de la production d’énergie et au manque de main d’œuvre qualifiée.

Dans la zone euro, la reprise cale et le rythme de croissance annualisé reste coincé en dessous de 1%. Et si la performance allemande du premier trimestre, dopée par la clémence hivernale, pouvait créer encore l’illusion d’une locomotive rhénane en Europe, cet espoir a fait long feu. Coincées à l’intérieur, les entreprises européennes cherchent ailleurs leur croissance.

Même aux Etats-Unis, la consommation coince et les entreprises américaines se lancent à l’assaut des marchés extérieurs. De proche en proche, une situation paradoxale se dessine : bloquée à l’intérieure, une majorité d’économies tente de siphonner chez son voisin la croissance qui lui fait défaut.

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