La liaison entre lme et le corps





SHeikh Slih li ash-SHeikh (QuAllh le prserve)
mercredi 1er avril 2015, par Ismal Ibn Hd

BismiLLehi ar-Rahmni ar-Rahm



Les savants disent que lme [ar-Roh] se lie au corps de quatre manires :

La premire attache qui existe dans la matrice lorsque lange est envoy et reoit lordre dinsuffler lme. Mais ce lien est particulier. Il nest pas comme celui qui existe quand le ftus sort du ventre de sa mre.

La deuxime lien est entre lme et le corps dans ce bas monde, car la vie est pour le corps, et lme suit le corps. Autrement dit, dans ce monde le corps profite des bienfaits mais il est soumis, par ailleurs, aux souffrances et autres. Lme, qui lui est subordonne, connat la douleur et le plaisir autant que lui. Il se pourrait aussi que lme ressente le plaisir et la peine et autres de manire indpendante.

La troisime est aprs la mort, dans le monde intermdiaire [al-Barzakh], la vie dans ce cas appartient lme et cest le corps qui lui est assujetti. Cest le contraire de la vie mondaine. Dans ce monde intermdiaire, ce sont les mes qui peinent et se rjouissent. Les corps qui les suivent ont aussi leur part de souffrance et de jouissance, en raison de ce lien commun.

La quatrime est lattachement de lme au corps lors de la grande rsurrection et aprs. Cest le lien le plus parfait. Lme et le corps sont deux entits indpendantes. Au jour de la Rsurrection, lme et le corps goteront la flicit et la punition ensemble, du fait de ce parfait lien qui existe entre eux. Ce sont l des secrets connus dAllh Seul.

En dehors ce que nous avons mentionn, il y a un autre type de lien rappel par un groupe de savants. Celui qui subsiste durant le sommeil.

En effet, lme du dormeur est attache son corps, mais pas comme dans la vie dici-bas. Il y a une diffrence. Une partie de lme est retenue par Allh durant le sommeil. Une deuxime sen va divaguer et revient, ce qui provoque les rves. Une troisime partie demeure attache au corps afin de maintenir la vie physique. [1]



Notes


[1] Charh al-Arban an-Nawawiyyah du SHeikh Slih li ash-SHeikh, p.94-95