A compter du 1er septembre, Chrome ne déclenchera plus automatiquement les éléments Flash de moindre importance, à commencer par les bannières publicitaires. Google invite annonceurs et éditeurs à se tourner vers le HTML5.

Google s'apprête à modifier la façon dont Chrome interagit avec les éléments multimédia Flash chargés au sein d'une page Web. Par défaut, son navigateur ne lira bientôt plus automatiquement les contenus considérés comme « moins importants ». A la place, l'internaute se verra proposer la possibilité de déclencher lui-même la lecture, au clic. Ce nouveau comportement devrait être généralisé, par défaut, à compter du 1er septembre prochain.

La mise en place de l'option remonte en réalité à mars dernier. A l'époque, Google s'est rapproché d'Adobe pour plancher sur un problème bien connu de ceux qui aiment ouvrir les onglets par dizaines : la consommation de ressources induites par les éléments multimédia affichés via le plugin Flash. Tous deux réfléchissent alors à un système capable de déterminer l'importance relative des éléments Flash affichés sur les pages, pour ne plus lire automatiquement que ceux qui sont considérés comme essentiels à l'internaute.

L'option correspondante existe au sein de Chrome depuis le printemps, mais elle est cachée dans un sous-menu des réglages avancés et n'est pas activée par défaut. Ce comportement changera au 1er septembre.

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Emmener le marché pub vers le HTML5

Google ne précise pas comment est calculée cette importance, mais on peut supposer qu'un lecteur vidéo situé en plein corps de page sera considéré comme un élément essentiel, alors qu'une bannière publicitaire placée en colonne de droite sera mise en pause jusqu'à l'action manuelle de l'internaute.

Du point de vue de ce dernier, sans doute est-ce une bonne nouvelle : a priori, Chrome bloquera désormais les publicités ou lecteurs vidéo dont le déclenchement non sollicité consomme des ressources même si le contenu n'est pas vu.

D'un point de vue marché (éditeurs, annonceurs et acteurs de la publicité en ligne) cette décision complique la donne pour tous les acteurs qui travaillent encore avec la technologie d'Adobe, puisqu'elle limite l'efficacité par défaut des créations réalisées en Flash.

Pour ce faire, Google propose depuis plusieurs mois une réponse informatique : les outils publicitaires de Doubleclick proposent en effet aux clients de la plateforme la conversion automatique de leurs bannières de Flash vers HTLM5, en conservant les éléments « riches » de type son et vidéo.

Pour motiver les récalcitrants, Google et sa régie AdWords soulignent régulièrement les bénéfices du HTML5, interopérable sur toutes les plateformes (du desktop aux environnements mobiles) là où la lecture de Flash est conditionnée à la prise en charge du lecteur associé (impossible sous iOS par exemple). Via Chrome, Google se décide maintenant à hâter le mouvement.