On assiste à une contraction, à l’échelle globale, des recettes liées aux ventes de récepteurs (ou « set-top-boxes – STB, en anglais) consacrés au segment de la télévision payante. C’est le cabinet IHS qui l’affirme dans son dernier rapport, évoquant un chiffre d’affaires de 15,3 milliards de dollars en 2014, contre 15,9 milliards en 2013, mais surtout une prévision de recettes de « seulement » 15,1 milliards de dollars en 2015 et 13,2 milliards en 2018, avant une stabilisation en 2019.Il convient néanmoins d'indiquer que ce fléchissement ne se situe qu'au niveau financier car en réalité les ventes en unités, elles, ont progressé de 1% entre 2013 et 2014 pour atteindre les 204,7 millions de récepteurs vendus.Toujours d’après IHS, l’industrie est actuellement à un point d’inflexion : d’un côté, les marchés matures de la télévision payante sont saturés de décodeurs à valeur ajoutée (DVR, pause, replay...) ; de l'autre, les pays émergents n’effectuent pas assez vite la transaction vers ces équipements de nouvelle génération.Le salut pour ce marché pourra venir de la TV par satellite, puisque les opérateurs de télévision présents dans le segment du « Direct-to-Home » vont devoir investir en matière de hardware afin d'offrir à leurs abonnés des services avancés qui puissent rivaliser avec ceux de la concurrence (IPTV et câble).L’autre espoir repose sur les marchés africain, du Moyen-Orient, d’Amérique du Sud et Centrale qui représentent des opportunités de croissance pour les fabricants de décodeurs.