Alors que Bamako et les rebelles se sont donné rendez-vous le 16 juillet à Alger, l’Azawad est encore une fois secoué par des combats très violents entre le MNLA et des éléments du Mujao appuyés par des milices.


Pourquoi diable ces nouvelles provocations dans un région de l'Azawad déjà assez éprouvée ? A quelques jours de la rencontre cruciale entre Bamako et les rebelles, de nouvelles tensions éclatent dans le nord du Mali. RFI, qui reprend un communiqué du gouvernement malien, fait état de concentrations militaires et d’avancées de troupes des groupes armés dans les localités du nord. Le site parle de combats qui ont eu lieu entre Gao et Kidal.

C’est ce vendredi, au nord du Mali, que de nouvelles tensions ont éclaté, alors que le gouvernement malien dénonçait des phénomènes de « concentrations militaires et d’avancées de troupes des groupes armés dans les localités du nord ». Les heurts ont eu lieu autour des localités d’Anéfis (100km au sud de Kidal) et de Tabankort. Selon RFI qui précise que cette zone était contrôlée par les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), des combats ont eu lieu durant la journée de vendredi, entre Gao et Kidal, faisant 35 morts. Dans un communiqué, le MNLA accuse sans ambages le gouvernement malien : "Cette attaque préparée en secret depuis des semaines par le gouvernement du Mali, est menée par des officiers de l'armée malienne et des responsables de milices affiliées au Mujao (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest)."

Selon la version du MNLA, l’un de leurs postes avancés a été attaqué, vendredi à l’aube, par une "coalition formée du Mujao, de milices pro-gouvernement malien et d’éléments de l’armée malienne". Ce que rejette en bloc l’armée malienne qui précise qu’"il y a bien eu des affrontements entre groupes, mais nous n’y sommes en aucune manière mêlés".

Même si les militaires affirment ne pas quitter leurs positions dans le village d’Almoustarat depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 23 mai dernier, le gouvernement malien se dit conscient que la situation sécuritaire dans le nord du pays se dégrade

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