Le nouveau ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb, parle dans cette brève interview des projets « bloqués » de Rebrab et de la révision du code des investissements. Il a évoqué également les allégations relatives à ses biens à l’étranger.

L’industriel algérien Issad Rebrab a déclaré récemment que vous représentez son « dernier espoir » pour débloquer ses projets d’investissements entravés en Algérie…

Je n’ai pas connaissance des problèmes dont il fait référence. Je viens de prendre mes fonctions, je maîtrise pas encore tous les dossiers. Cela dit, je ne vois pas le ministère de l’Industrie empêcher un industriel algérien, tel que monsieur Rebrab, d’investir. Quand je verrais les dossiers et quand j’aurais l’occasion de le rencontrer, on en parlera. Je verrai de quelle manière les choses peuvent êtres réglés.

De nouvelles mesures incitatives au profit des investisseurs sont annoncées dans le plan d’action du gouvernement. Pourriez-vous nous dire de quoi il s’agit concrètement ?

Je ne peux pas m’avancer autour d’une chose qui est en train de se construire. Par contre, je peux dire que toutes les entraves qui relèvent de la réglementation actuelle seront levées. Nous sommes en train de les identifier. Nous devons revoir le code des investissements et dans ce cadre là, il y aura des mesures nouvelles. Et comme tout code d’investissement, il ne se construit pas uniquement avec le ministère de l’Industrie mais en associant d’autres partenaires, notamment les partenaires sociaux. C’est une fois avancé avec les partenaires sur cette question que je pourrais vous parler des contours exacts et du contenu de ce nouveau code des investissements.

Quelle est la nature de ces nouvelles mesures ?

Il y aura des avantages spécifiques pour l’industrie. Actuellement, à titre d’exemple, un producteur de boissons gazeuses et le fabricant de joints de culasse bénéficient des mêmes avantages. Nous comptons développer l’industrie mécanique. Cette filière va donc bénéficier d’avantages spécifiques. Et il n’y a pas que la mécanique. Les autres filières devant bénéficier de ces avantages sont en cours d’identification.

Il y aura des changements en ce qui concerne la réglementation régissant les IDE ?

La règle 51/49 % est venue dans une situation particulière. Tant que les causes qui l’ont amenée sont toujours là, la règle 51/49% restera. Maintenant, à nous de faire évoluer les textes réglementaires et législatifs pour assurer une meilleure protection de notre économie tout en donnant ce signal de confiance nécessaire pour l’investissement. C’est cette réflexion qu’il faut mener pour pouvoir rassurer l’investisseur et ne pas le bloquer par la loi et trouver les moyens pour garantir et sécuriser notre économie contre les causes qui nous ont amené à adopter cette règle.


Selon une enquête publiée par un média français (Mondafrique), vous possédiez, M. Bouchouareb, des biens immobiliers de grande valeur à Paris. Un commentaire ?

Je ne réponds pas aux médias étrangers et sur ce plan là je n’ai aucune chose à cacher. Tout ce que je possède est contenu dans ma déclaration de patrimoine.

elwatan