Personne n'aurait donc compris : Sepp Blatter n'a pas démissionné de son poste de président de la Fifa, le 2 juin 2015. C'est ce quil vient de dire.

Le président de la Fifa, Sepp Blatter, qui a annoncé sa démission début juin tout en restant en poste jusqu'à l'élection d'un nouveau président, a de nouveau jeté le trouble en déclarant dans la presse qu'il n'avait "pas démissionné".Jouant sur les mots, le président de l'instance mondiale du football balayé par un vaste scandale de corruption, s'est exprimé dans le journal suisse Blick, à l'occasion d'une visite jeudi sur le site de construction du futur musée de la Fifa à Zurich. "Je n'ai pas démissionné, je remets plutôt mon mandat à disposition lors d'un congrès extraordinaire", a-t-il déclaré.Quatre jours après sa réélection à la présidence de la Fifa, M. Blatter avait annoncé qu'il renonçait à la présidence. "Je remettrai mon mandat à disposition lors d'un congrès électif extraordinaire. Cette décision prendra effet le plus tôt possible, à savoir à la date à laquelle un nouveau président pourra être choisi par le Congrès de la Fifa pour me succéder", avait-il déclaré mot pour mot."Je continuerai d'exercer mes fonctions en tant que président de la Fifa jusqu'à l'organisation de ces prochaines élections", avait-il ajouté.Blatter prêt à se dévouer...

Un comité exécutif extraordinaire est convoqué le 20 juillet à Zurich pour déterminer les dates de ce congrès électif extraordinaire, qui doit se tenir entre décembre et février prochain.Il y a dix jours, Klaus Stoehlker, conseiller de M. Blatter durant la dernière campagne électorale à la Fifa, avait indiqué que M. Blatter pourrait revenir sur sa décision de quitter son poste si aucun "candidat convaincant"n'émergeait. Mais la Fifa avait aussitôt dénié toute légitimité à l'ex-conseiller de M. Blatter et avait renvoyé vers son discours de démission, où il rappelait que d'ici le congrès extraordinaire, il se consacrerait, "libre de toute contrainte", aux réformes nécessaires.Le "changement de président" de la Fifa est "indispensable", avait déclaré peu avant le président du comité d'audit de la Fifa, Domenico Scala."Pour moi, les réformes sont un sujet central, avait indiqué M. Scala. C'est pourquoi je pense qu'il est absolument indispensable de poursuivre le processus de changement de président tel qu'il a été annoncé".