9. juillet 2014 - 14:59-.

McKinsey Global Institute vient de livrer une longue analyse (Global flows in a digital age) consacre la connectivit des conomies durant les quinze dernires annes aux flux mondiaux des personnes, des finances, des marchandises et services et dinformations. Et si logiquement ce sont les conomies dveloppes qui restent plus connectes que les marchs mergents, il nen demeure pas moins, selon les rdacteurs du rapport, que les taux les plus importants de progression ont t raliss par des pays mergents ou en dveloppement.
Dans cette perspective, cest le Maroc qui tire son pingle du jeu en russissant raliser la plus grosse progression du monde, juste aprs lle Maurice, pendant que lAlgrie na mme pas pu se frayer un chemin dans au moins un des diffrents classements tablis dans ce cadre (Indice de connectivit McKinsey Global Institute).
Le McKinsey Global Institute indique, dans son rapport, que le Maroc figure parmi les marchs mergents qui sont de plus en plus connects comme le Brsil, la Chine, l'Inde et l'Arabie Saoudite. Le cabinet international estime, en effet, que l'conomie marocaine est de plus en plus troitement imbrique dans lconomie mondiale.
En lespace dune quinzaine dannes, le Maroc ressort mme comme le deuxime pays au monde avoir le plus progress en termes dintgration aux flux mondiaux, constate le cabinet. Le royaume a, en effet, gagn 26 places au classement des conomies les plus intgres aux flux mondiaux, avanant de la 79e la 53e place mondiale entre 1995 et 2012. Aprs lle Maurice, cest la deuxime progression la plus rapide au monde.
Le cabinet, qui passe en revue les statistiques et les performances de chacune des 131 conomies objet de ltude pour en mesurer lindice de connectivit et dintgration dans le rseau mondial des flux, met en vidence la croissance continue des flux dchanges dans le monde, malgr, prcise-t-il, limpact de la crise de 2007. Deux principales raisons cela : le rle croissant des classes moyennes des pays mergents et les mutations technologiques. Cest sans aucun doute ces deux lments danalyse qui ont prcipit lAlgrie aux dernires places des classements tablis dans le cadre de ce rapport par le cabinet en question. Car il est connu que ce sont les classes moyennes qui sont le carburant des conomies les plus dveloppes. Lapport des nouvelles technologies, lui, nest plus dmontrer. Certes, le peu de connectivit de lconomie algrienne lconomie mondiale na pas que des inconvnients, comme ce fut le cas avec la crise financire mondiale de 2008 lorsque le systme financier algrien a t pargn par la tempte qui sest abattue sur le systme financier mondial, grce justement labsence de cette connectivit. Mais cela ne doit pas tre le prtexte pour couper les ponts avec ce qui se passe dans le monde dans les diffrents domaines un moment o la mondialisation devient inluctable. Il suffit juste de savoir tirer profit dune telle ouverture et au bon moment.

Amine Sadek

Algrie Patriotique